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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

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Impossible livre

      Mots

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          la lettre i

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     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

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     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

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     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 23:04

   À l'occasion des vases communicants du mois de juin, Isabelle et moi nous étions spontanément répondu à chaque texte écrit par l'une ou l'autre sur le thème choisi, et, de fil en aiguille, avons découvert à la fin de cet échange que nous avions créé ensemble un texte homogène à quatre mains.


   Isabelle m'a proposé il y a quelques semaines de renouveler cette expérience d'écriture-correspondance sur le thème de l'été, de nos étés passés et des images qu'ils faisaient surgir en nous. J'ai accepté, comme la première fois, avec enthousiasme.

      

     Nous avons décidé de mettre en ligne un à un, sur une période de 19 jours, les 19 textes écrits, dans l'ordre de leur écriture.

 

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       Nous arrivions à peine que je demandais à aller jouer dehors, puis j'ajoutais une autre demande, immédiatement, qui, dans mon esprit, était incluse dans la première comme un insecte dans l'ambre : je demandais si je pouvais prendre mon vélo. Les adultes m'accordaient volontiers cette liberté qui, sans doute, leur permettait de vider la voiture, de défaire les valises et de se reposer du voyage sans que je ne réapparaisse avant l'heure du dîner. Je me rends compte seulement en écrivant ces lignes que, sans doute, cela signifie que mon grand-père vérifiait les pneus et toute la mécanique du petit vélo bleu qui était devenu le mien au fur et à mesure que tous les autres enfants devenaient eux-mêmes trop grands. Ils m'avaient donc abandonné cette merveille qui était pour moi l'intégralité de la liberté, sa possibilité toute entière, donnée par les adultes qui, à mon avis, ne se rendaient pas non plus tout à fait compte de ce qu'ils m'offraient. Je partais donc immédiatement, on m'avait indiqué une fois pour toutes les limites de mon royaume, qui me paraissait immense, je savais exactement jusqu'où je pouvais aller, et me gardais bien d'enfreindre les limites de ces terres inhospitalières, tant j'étais contente de l'extension de mon domaine. En particulier, était incluse en lui une rue en pente qui permettait des envolées et des accélérations dont je ne me lassais pas. Je la montais douloureusement, parfois je descendais de vélo et le poussais dans la pente, en espérant que les voisins ne me verraient pas, et que personne ne se moquerait de moi, puis, une fois arrivée en haut, qui était aussi la limite de mon royaume, je retournais mon vélo, je fermais les yeux, et il ne restait que le vent et la vitesse, et l'accélération et quand la pente se terminait, je les rouvrais. Les gravillons me freinaient. Je revenais dans le monde réel, et terminais ma course. Il suffisait de recommencer pour retrouver mes rêves de vent et de féérie, qui parfois, se terminaient dans le chèvrefeuille et les orties. 

 

 

Eté(s)

 

 


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Published by Le vent qui souffle - dans été(s)
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