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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Ballet d'oiseaux

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     Rose des vents/Prendre le large/

5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 23:04

   À l'occasion des vases communicants du mois de juin, Isabelle et moi nous étions spontanément répondu à chaque texte écrit par l'une ou l'autre sur le thème choisi, et, de fil en aiguille, avons découvert à la fin de cet échange que nous avions créé ensemble un texte homogène à quatre mains.


   Isabelle m'a proposé il y a quelques semaines de renouveler cette expérience d'écriture-correspondance sur le thème de l'été, de nos étés passés et des images qu'ils faisaient surgir en nous. J'ai accepté, comme la première fois, avec enthousiasme.

      

     Nous avons décidé de mettre en ligne un à un, sur une période de 19 jours, les 19 textes écrits, dans l'ordre de leur écriture.

 

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       Comme le camp de vacances que j'étais contrainte de fréquenter pendant l'été ne m'a laissé absolument aucun bon souvenir, je suis obligée de tricher et de recourir à des périodes qui ont été pour moi plus favorables et proches de cet état d'esprit voisin de l'état de grâce, quand tout concourt à rendre les gens heureux, le beau temps, le repos, l'insouciance et les jeux. J'étais devenue l'amie de la nouvelle arrivée en cours d'année dans notre classe de CE2. Elle était l'aînée d'une famille nombreuse. J'allais avec elle chercher les plus petits à la sortie de l'école maternelle voisine puis nous faisions la route ensemble jusqu'à un carrefour où nous devions nous quitter pour rejoindre nos domiciles respectifs. Le seul garçon de la famille avait neuf ans comme moi. Je le voyais de loin en loin dans les cohortes d'élèves agglutinées aux portes de l'école des garçons située juste en face de la nôtre. Je fis sa connaissance au printemps à l'occasion des vacances de Pâques qui avaient suivi leur arrivée dans notre école. Mon amie un peu plus âgée que moi était chargée de surveiller l'ensemble de sa fratrie. Nous nous étions retrouvés dans le terrain vague qui était situé sur le chemin de l'école. Or, le garçon était venu avec un jeu de Jokari. Nous avons entamé en double des parties endiablées pendant que les autres enfants jouaient à cache-cache ou à des jeux de ballon. Pendant quinze jours, nous ne nous sommes plus quittés. Le soir venu, nous finissions la journée en nous adonnant à des jeux de société au domicile des parents les plus hospitaliers . Je n'avais jamais été aussi sociable de ma vie, aussi rouge de plaisir, aussi joyeuse. Trois mois plus tard, alors que je me trouvais de nouveau comme tous les étés recluse entre les hauts murs du camp de vacances de mon quartier, ces quinze jours de bonheur passés en liberté avec mes amis dans l'improvisation de nos jeux me paraissaient relever d'un temps mythique devenu inaccessible comme l'âge d'or des paradis perdus...

 

Eté(s)

 

 


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Published by Le vent qui souffle - dans été(s)
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