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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 00:04

     Quand je revenais de L. et que j’allais me promener vers H., je ressentais une forme d’apaisement mêlé d’étonnement. Les maisons étaient basses, les rues assez larges, la campagne était proche et l’air plus léger. La fraîche perception retrouvée des débuts de mon existence était malheureusement troublée par l’onde de choc des paroles dures qui m’avaient révélé, en septembre 1970, la maladie de ma mère. Les Parques avaient décidé de mettre fin à ses  jours dans les deux à trois ans à venir et nul n’y pouvait rien. Mon père avait voulu trancher dans le vif, tout me dire en quelques mots, sans me laisser d’illusions. J’ai vacillé comme un funambule en train de perdre l’équilibre. Je ne sais qui, de ma mère ou de moi, a le plus menti, le plus déguisé sa tristesse. Je m’étais convaincue qu’elle ne connaissait pas l’échéance et croyait sa guérison possible. La vérité est sans doute que je n’aurais pas pu lui parler comme à une future morte. En sa présence, je contrôlais toutes mes émotions, toutes mes pensées. Je les canalisais vers un seul but : qu’elle ne s’aperçoive de rien, que par ma joie de vivre, réelle ou feinte, elle se sente emportée dans un torrent d’optimisme. Je vivais les moments passés à ses côtés dans l’intensité absolue de l’instant, appuyée sur son anéantissement.      ENFANCE

 

 

 

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Published by Le vent qui souffle - dans jokari
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