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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 00:04

J'étais montée dans un compartiment dont les portes étaient encore ouvertes devant moi. Je suivais une gamine de mon âge qui accompagnait une femme. Je m'étais assise en face d'elles. La gamine avait l'air gentille, je lui avais souri. Elle m'avait répondu en avançant vers moi son sachet de bonbons. Je me penchais déjà pour attraper une papillote flamboyante. La femme m'avait giflée sans le vouloir en écartant la gamine avec son bras. Elle avait murmuré des mots à son oreille. Je les avais regardées, blotties l'une contre l'autre. Leurs yeux fuyaient sur les côtés. Je les trouvais jolies, leur peau était rose. Je ne pouvais pas me regarder en face mais je voyais bien que le bout de mes ongles était noir. La rame avait pris de la vitesse. Elle s'emballait, nous plongeait dans un trou noir. Les gens se laissaient ballotter. Je n'étais pas un colis ordinaire, je me demandais si la femme allait me signaler. J'imaginais la casquette du contrôleur chargé de m'accueillir sur les quais inondés de lumière de la nouvelle station où le métro s'arrêterait brutalement en freinant au dernier moment. J'avais pris peur. J'avais bondi vers les portes coulissantes. Je m'étais glissée comme une couleuvre à travers la fente de leurs battants à peine entrouverts. Je m'étais immédiatement fondue dans la foule. La rame était repartie après un coup de klaxon en emportant mon amie de quelques secondes. Passagère clandestine, débarquée je ne savais où, j'avais alors cherché tristement la direction Strasbourg-Saint-Denis. Je me faufilais comme si de rien n'était entre les voyageurs. J'essayais de me faire passer pour quelqu'un de leur famille. Je choisissais les moins pressés pour marcher tranquillement à leurs côtés. Juste un peu derrière, légèrement décalée, prête à détaler.

 

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Published by Le vent qui souffle - dans vies parallèles ou coeurs de cibles
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