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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Ballet d'oiseaux

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     Rose des vents/Prendre le large/

18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 00:04

Une professeure qui me voulait du bien m’avait appris à me débarrasser de mon idiome linguistique, de tous ces « tchieu » et « djieu » qui émaillaient mes lectures des tragédies de Racine. Je parlais donc deux langues, le français ch'ti patoisant pratiqué en famille et le langage souhaité par l’école. A vrai dire, je me sentais mal à l’aise aussi bien dans l’une que dans l’autre, en raison sans doute d’un léger décalage entre la perception et la compréhension, comme si je devais entreprendre un travail de traduction avant toute prise de parole. En réalité, je ressentais de la gêne. Parler en famille sans accent comme à l’école était tout simplement impossible. Plus qu’une barrière psychologique, j’affrontais là plutôt une impossibilité morale, avec en la personne de mon père une espèce de grand Inquisiteur ou d’inquiétant Commandeur. Le langage me livrait une vision du monde qui n’était pas la même ici et là-bas. Je vivais cette dualité comme une étrangeté humaine car l’intuition que j’avais de ma personne ne changeait pas en fonction des lieux où je me trouvais. Le nœud de ma complexité interne n’était pas attaché à un endroit particulier du monde extérieur. Ma singularité n’était pas un animal variable. En me pliant aux usages linguistiques différents des adultes chargés de mon éducation, je me laissais diviser sans le vouloir.


ENFANCE

 


 

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Published by Le vent qui souffle - dans jokari
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commentaires

Sabnic 19/02/2014 11:45


Votre passage sur mon blog aquarellé me permet de vous lire attentivement. Et je ne peux que souligner le plaisir que j'ai eu à cette lecture. Cet article en particulier . Très belle confession ,
toute en profondeur, qui met en exergue l'importance du langage appris ( véritable identité culturelle, voire familiale)  comment il nous imprègne et nous façonne au point de parfois nous
perturber ... 

Le vent qui souffle 19/02/2014 13:02



Un grand merci pour votre visite, j'ai moi-même découvert avec bonheur votre blog et votre magnifique univers!