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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

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          la lettre i

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          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 00:04

rideau porte fermée dehors dedans laissez-moi tranquille la paix rester seul-e personne ne plus voir personne ne regarder que ce rayon de lumière qui passe à travers un store poser les pieds sur le bureau s'absorber dans la contemplation des grains de poussière qui tournoient dans l'embrasure de la fenêtre rêver fuir le réel préférer la torpeur du songe à l'opacité tranchante des donneurs d'ordres ne plus être capable de tenir le rôle social du cadre opérationnel habile à compulser les dossiers fermer les yeux fermer la porte s'évader je suis au bagne ma vie ne m'appartient plus ne m'a jamais vraiment appartenu je n'en peux plus j'étouffe ouvrir la fenêtre appeler les oiseaux créer un appel d'air je me sens pris-e au piège depuis tant de temps pourtant moi aussi j'ai travaillé j'y ai cru je me suis défoncé-e j'avais un idéal justement panne d'idéal l'époque est mortelle l'époque est matérialiste l'époque est consumériste l'époque tue l'époque est méchante l'époque est bête l'époque est prétentieuse l'époque regarde son compte en banque l'époque est cruelle et moi je doute je ne sais plus rien je n'ai jamais su grand-chose on m'a déguisé-e on m'a fait porter des habits qui n'étaient pas les miens je ne le supporte plus je voudrais me rendre utile je me suis senti-e disponible on s'est moqué de ma naïveté on a cherché la faille on a cru la trouver on a cru l'élargir on a cru me disqualifier on a cru me tuer au moins symboliquement personne néant être ou ne pas être je ne veux pas me rendre je n'ai plus de force prête-moi ta plume, toi, l'autre, mon frère ou ma soeur, qui peut-être me comprend malgré tout malgré eux tous ces autres menaçants ces quidams provisoirement importants qui se gonflent comme des grenouilles ou des crapauds je me retire je n'en peux plus c'est désormais une question de vie ou de mort socialement je suis mort-e vous vous en foutez vous l'avez cherché vous dites même c'est bien fait vous trouvez toujours tout un tas de mauvaises raisons pour faire le mal le clodo là-bas évidemment que c'est de sa faute passez il n'y a rien à voir tout va bien dans le meilleur des mondes possible et tout au fond de votre coeur là honnêtement qu'en pensez-vous allez détendez-vous un peu de gentillesse ne fera jamais de mal à personne soufflez décontractez-vous je ne vous demande rien fichez-moi la paix la paix je vous dis rien je ne veux rien je disparais tranquillement et sur la pointe des pieds vous n'entendrez plus jamais parler de moi à moins que vous ne puissiez plus vous passer de votre souffre-douleur de votre faire-valoir passez votre chemin débrouillez-vous sans moi non je préfère ne pas vous raccompagner vous fermerez la porte derrière moi vous prendrez ma place vous jubilerez vous vous sentirez fort et dans le fond au plus profond de mon coeur je vous plaindrai je préfère ne pas me sentir à votre place

 

 

 

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Published by Le vent qui souffle - dans mots décousus
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commentaires

brigetoun 28/01/2014 00:12


ne pas leur accorder importance.. être libre


déùuni, peut être mais libre

Le vent qui souffle 28/01/2014 14:18



Merci, chère Brigitte, pour votre voix si fraternelle!