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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 00:04

Il m’ouvre la porte. J’entre chez lui pour la première fois. Je le connais depuis peu, de réputation. Tout devrait nous séparer, l’âge, la culture, le langage… Je me sens étonnamment à l’aise. Il m’offre un coussin, m’invite à me réchauffer auprès d’un brasero. Nous échangeons quelques paroles. Nos silences prennent forme comme des mots. Nous regardons les pins à travers la vitre, rougis par les rayons obliques du soleil couchant. La journée avait été pluvieuse et grise. Il se souvient de l’Ecosse, je m’y suis rendue en 1971. J’avais vingt ans, il était mort depuis déjà plus de cinquante ans. Je me sens comme le personnage de *Toyo, surpris par une voix qui le nomme comme dans son pays natal, et qui le transporte soudain là-bas à nouveau, comme si l’émotion ressentie dans l’instant abolissait l’espace et le temps.

 

                                (* in Natsumé Sôseki, « Petits contes de printemps », 1909 )

 

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Published by Le vent qui souffle - dans chronique
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