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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 00:04

Il fait froid, gris, je marche tête baissée, parfois je lève le nez pour regarder le ciel, la forme des nuages, je cherche une lueur, rien qu'une lueur, si peu, un peu de bleu qui me rappellerait tes yeux, si beaux, j'ai l'impression que tu me regardes, je délire, j'ai froid, je frissonne de fièvre, je parcours les rues en attendant la nuit, les gens de la maraude me donneront une couverture et une boisson chaude, et je m'endormirai, peut-être, un peu, et j'oublierai, peut-être, un peu, quelques instants, un moment, je rêverai, non, je ne sais plus rêver, je referai le même cauchemar, recroquevillée sur mon carton, dans l'entrebâillement d'une porte cochère, j'allumerai des allumettes, je fumerai lentement des cigarettes, je me cacherai pour me protéger car j'ai peur, j'ai peur du monstre froid qui m'a brisée, je ne comprends pas, je croyais, je pensais, est-il possible, il suffirait, tout au long des rues, pourquoi, je vois le regard des gens me traverser sans me voir, tout au long des rues, je suis invisible, pour eux, je n'existe déjà plus, combien de temps, errer, divaguer, je ne veux pas rentrer dans leurs cases, je suis libre, libre de refuser ce qu'ils croient bon pour moi, à ma place, ici et là, au moins, sur ce parcours, je garde l'illusion de choisir, de m'arrêter, sur ce banc, au pied de cet arbre, sous les fleurs des cerisiers, bientôt, car moi aussi je continue d'espérer le printemps, c'est encore chevillé quelque part, le goût du beau, l'espoir du mieux, sinon, je ne marcherais plus, non, je ne m'effondre pas, je m'appuie contre ce mur, cette façade, je glisse sur le sol, je m'assieds, je me couche, je m'endors... enfin... tes yeux qui me fixent, bleus comme le ciel au-dessus de moi...

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Published by Le vent qui souffle - dans mots décousus
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