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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

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          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

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     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 00:04

      "Vite, viens avec moi, le linge va geler sur la corde!" Il fait nuit. C'est une soirée d'hiver. La chaleur diffusée par la cuisinière à charbon où mijote un ragoût m'engourdit de bien-être. Je viens de rentrer de l'école. Chaque jour, je fais l'expérience de la séparation. L'appel de ma mère me rend joyeuse. Ce soir-là me laissera le souvenir à jamais léger d'un moment de complicité partagée, mère et fille réunies dans le cadre bref d'un cliché hivernal, givre sur les fenêtres et pleine lune dans la cour, inondée d'obscurité crissante. Le vent du Nord agitait la lessive épinglée à la corde. Les morceaux de tissu blanc claquaient comme les voiles d’un navire. Je me hissais sur la pointe des pieds comme un matelot à la manœuvre. Le linge était déjà raidi par le froid. Les manches des chemises de mon père dessinaient ses bras tendus vers le sol. J’avais envie de me presser contre sa poitrine. Mon imagination s’envolait, c’était lui qui me soulevait vers le ciel. Ensemble, nous devenions heureux et invincibles…     ENFANCE

 

 

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Published by Le vent qui souffle - dans jokari
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commentaires

brigitte Celerier 11/11/2013 00:14


j'aime le moment de complicité, et l'élan vers le père

Le vent qui souffle 12/11/2013 11:14



Merci, chère Brigitte, pour votre lecture attentive.