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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 23:04

      

       Minima avait souvent aidé sa mère à pousser le tissu sous le pied-de-biche. Les yeux de l'enfant s'efforçaient de garder la cadence pour suivre les tracés que la mère faisait prendre au fil. Le moteur de la machine à coudre vrombissait doucement quand la mécanicienne repérait les difficultés du terrain, puis il s'emballait, et le tissu virevoltait sous les griffes du pied-de-biche. Minima voyait avec crainte et admiration les "doigts en or" de sa mère échapper de justesse aux perforations de l'aiguille. Dans les ateliers clandestins, on recherchait des mains rapides comme les siennes!

 

       Entre les murs de coquillages, sur le tapis de sable, Minima me laissait entrevoir les espérances de sa vie clandestine. Filtrés par les nuages, les rayons du soleil couchant descendaient en couronne sur sa tête. Au temps de la machine à coudre, elle aimait regarder son reflet dans les vitrines. L'épicier lui trouvait bonne mine, le libraire donnait ses vieux illustrés à son frère, la boulangère lui offrait souvent une friandise. Elle les rencontrait chaque jour sur le chemin ambigu d'une école. Son double je parlait deux langues dont l'une, bien que plus hermétique, jetait de nombreuses passerelles vers les autres. Avec ses camarades, elle avait appris à dessiner le plan du quartier. Elle repérait les noms inscrits sur des écriteaux au début et à la fin de chaque rue. Elle connaissait par (le) coeur l'emplacement de toutes les maisons, boutiques et institutions.

 

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Published by Le vent qui souffle - dans Gavroche des mers
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