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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

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     Rose des vents/Prendre le large/

23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 23:04

 

            J'avais logé ma main dans la sienne et nous étions parties par un beau samedi d'été. Mon coeur était au chaud. Marcher à ses côtés du même pas un peu lent et content, content de cette lenteur, était un bonheur rare car elle était presque toujours pressée. Je savourais le moment présent. Je savais déjà, par expérience, que sa plénitude avait un goût d'éternité, mais qu'il était éphémère, aussi beau et fragile que les petits papillons blancs qui volètent dans la lumière du mois d'août. J'étais comme eux. Tout ce qui n'était pas chaleur, bleu du ciel, éclat de la lumière, ne me concernait pas. Plus exactement, je repoussais de moi tout ce qui n'était pas cette chaleur, ce bleu d'orfèvre et ces éclaboussures de lumière. Je refusais le compromis, et plus tard, en marchant dans la boue, je ne comprendrai pas que l'on puisse être éloigné du bonheur... Nos corps s'écartaient un peu puis se frôlaient et se cognaient, s'écartaient et se rapprochaient à nouveau, dans un mouvement d'accordéon de faible amplitude, qui s'accordait à l'air du temps, gai, lourd et somnolent... Pour lui parler, je me haussais sur la pointe des pieds et je marchais plus vite de façon à me placer devant elle sans lui lâcher la main. Elle disait que j'allais la faire tomber, mais elle n'avait pas l'air fâchée. Le monde était beau, notre aventure commençait bien. Dieu, qu'il avait fallu au catéchisme dessiner comme un soleil, je voulais bien croire dans un moment comme ça qu'il était bon. Plus tard, dans la boue, je n'en serai pas sûre. Pour l'heure, je voyais le soleil qui me faisait penser à mon dessin et j'en absorbais tous les rayons...

 

 


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Published by Le vent qui souffle
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