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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 23:04

Mes années d’adolescence ont constitué la période newtonienne de ma vie. Elles se sont déroulées avec une régularité cosmique. A cette époque, l’élan que je prenais me ramenait toujours à mon point de départ. Externe, je rentrais chez moi midi et soir (sauf en Terminale parce que le lycée de garçons, qui accueillait les filles pour la préparation au Bac, était situé trop loin, dans la partie bourgeoise de la ville). J’aimais commencer la journée dans le bleu finissant de la nuit, qui autorisait encore les réverbères. Je me laissais hypnotiser comme un papillon par les enseignes lumineuses des commerces, et je ne me lassais pas du ballet des feux de position des automobilistes. J’aimais aussi entendre le ronflement particulier de la dynamo des cyclistes. Quand je n’étais pas trop en retard, des camarades de classe à bicyclette me dépassaient. Je ne courais pas, je n’essayais pas de grignoter les minutes, même lorsque, encore plus en retard que d’habitude, je savais que mon dernier record serait pulvérisé. C’est ainsi qu’un matin, en entrant dans la classe de philo, j’avais été accueillie par des applaudissements, sans doute parce qu’on ne m’attendait plus…

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Published by Le vent qui souffle - dans jokari
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