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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 23:04

       Ma grand-mère paternelle versait la bière dans de petits verres qui rendaient le liquide plus précieux. Nous lui rendions visite chaque dimanche après-midi. Elle disposait des biscuits sur la table. Les adultes conversaient, c'est-à-dire qu'il s'écoulait de longs silences entre leurs paroles. Tous les quarts d'heure, le carillon jouait les notes de Big Ben. Je ressentais physiquement la lente avancée du temps. Les minutes qui s'égrenaient avaient la consistance de la table métallique, dépourvue de nappe et froide au contact, sur laquelle j'étais accoudée. Je regardais le visage ridé, surmonté d'un chignon blanc, de ma grand-mère, qui incarnait le temps passé. Mon frère s'amusait dans la cour ou donnait à manger aux poules. Le monde était charpenté, structuré. J'apprenais à y tenir ma place, rien que ma place.

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Published by Le vent qui souffle - dans ma gorgée de bière
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