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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

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     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 23:04

Dans la vie, je suivais des couloirs qui me menaient dans des endroits très différents les uns des autres. C’était une sorte de labyrinthe avec des impasses où je restais plusieurs heures avant de repartir ailleurs. Les lieux où je revenais paraissaient inchangés mais n’étaient plus les mêmes à un ou plusieurs détails près. Moi-même, tout en demeurant celle que j’étais, je ne restais pas identique. Les souvenirs que je revisitais donnaient au temps la flexibilité d’un élastique. Ce qui était passé restait présent dans ma mémoire. Je pouvais jongler avec les époques et les lieux qui leur étaient associés. Or, la ville de H., qui était celle de ma petite enfance, me faisait faire l’expérience du temps révolu. Je continuais de la parcourir physiquement pour me rendre à l’école mais je n’empruntais plus le même trajet qu’autrefois. Les premières années de mon enfance étaient localisées du côté du « chemin vert » quand je me rendais à l’école par l’arrière de la commune. C’était là, en bordure des champs, que j’avais vu mon père et mon frère courir derrière un cerf-volant. Depuis le déménagement, je passais par l’axe principal de la petite ville. Je traversais mon ancienne rue à l’extrémité opposée de celle où j’avais habité. Je ne m’attardais pas sur l’impression étrange que je ressentais comme si, dédoublée, j’apercevais de loin l’enfant que j’avais été ! Je ne m’y attardais pas mais j’en ressentais la piqûre nostalgique ; les autres rues, je ne les traversais pas avec ce pincement au cœur ou cette indifférence affichée…

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Published by Le vent qui souffle - dans jokari
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