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  • : le vent qui souffle
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  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 00:44

Dans la loi du 3 janvier 1973 portant sur la réforme des statuts de la banque de France, l'article 25 supprime toute possibilité d’avance au trésor :

« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France. »

Ce qui signifie que l’article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 interdit à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnant la France à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts.

 

Cette loi de 1973 a été prise dans le contexte mondial de la montée en puissance du néo-libéralisme.

En effet, après la seconde guerre mondiale, des économistes ont créé la Société du Mont-Pèlerin dans le but de promouvoir auprès des politiques la généralisation du libre-échange. L'idée, au départ, se comprend: on ouvre les frontières pour faire du commerce au lieu de se faire la guerre...

Ces économistes deviennent au fil du temps de proches conseillers des politiques qu'ils finissent par rallier presque totalement à leurs idées. Au début de la décennie 1970, ils sont devenus influents au point d'obtenir la fin de ce droit qu'avait la banque centrale du pays de prêter gratuitement, sans intérêts, au Trésor public.

A la fin des années 1970, ils arrivent au pouvoir dans les bagages de Ronald Reagan et de Margaret Thatcher, qui dérégulent tout ce qui leur tombe sous la main. Ces économistes néo-libéraux prônent l'affaiblissement de l'Etat, et les politiques du monde entier (ou presque) les écoutent.

La dérégulation financière atteint un sommet à la fin des années 1990, dans l'euphorie du pic boursier de l'année 2000.

On prétend à cette époque qu'il n'y aura plus de cycles économiques, que les conditions de la croissance seront toujours renouvelées et qu'elles se maintiendront sans risque de crise grâce aux nouvelles technologies: bref, la pensée unique de l'époque est à mille lieues d'imaginer la grande crise de 2008!

La dette, jusqu'en 2007-2008, années du déclenchement de la crise financière, n'a jamais été considérée sérieusement comme un problème. En effet, les économistes s'accordaient pour penser que l'Etat pouvait se financer soit par l'impôt, soit par l'emprunt.

Le point de rupture s'est produit en 1973 quand l'Etat a été contraint de financer sa dette sur les marchés financiers.

Toutefois, le souci de la dette publique, en France, n'est apparu qu'en 2005-2006 avec la publication du rapport Pébereau. C'est à partir de cette date que les gouvernements redoublent d'injonctions pour limiter les dépenses de l'Etat.
   
Certes, 1€ dépensé doit être 1€ utile, comme le disait la candidate à l'élection présidentielle de 2007. Or, nous constatons tous les jours que le pacte républicain a été rompu, que les excès de dérégulation commis par les néo-libéraux ont porté atteinte aux principes républicains de l'égalité et de la fraternité. Le gâchis vient des excès de la finance!
   
Aujourd'hui plus que jamais, les néo-libéraux détiennent les manettes du pouvoir et instrumentalisent la dette pour qu'elle apparaisse comme le seul problème de l'Europe et la seule cause de nos maux.

Pour sortir de la crise par le haut, il faut que nous comprenions bien les mécanismes et les enjeux.

Aux yeux des néo-libéraux au pouvoir, l'Etat sera toujours trop puissant, mais la puissance de l'Etat est celle du peuple souverain! La puissance publique doit retrouver le cap perdu depuis une trentaine d'années: avoir le souci du bien commun en refusant que notre République française s'éloigne de ses principes fondateurs: liberté et aussi égalité, fraternité!

Relativiser le problème de la dette, c'est prendre conscience que la France est en réalité un pays riche et solvable, mais qu'en son sein, les inégalités sont fortes et ne font que s'accroître!

Relativiser le problème de la dette, c'est aussi prendre conscience que dans un sursaut républicain, s'il le fallait, nous pourrions tous ensemble éponger une dette qui nous plombe pour refonder la République!

 

En effet, la dette s'élève à environ 23.000€ par personne, mais ce montant est à rapprocher des 130.000€ d'actifs détenus en moyenne par chaque Français-e!

Un quart de la population détient un patrimoine personnel qui avoisine ou dépasse 300 à 500.000 euros, et deux millions six cent mille Français-es ont un patrimoine personnel qui atteint ou dépasse 1 million d'euros!

Imaginons un prélèvement exceptionnel, un grand emprunt de l'Etat auprès des particuliers, sans intérêt et dont le remboursement serait effectué auprès des générations futures à une échéance favorable à la puissance publique: la totalité de la dette publique française serait épongée sans entamer sérieusement la richesse personnelle des particuliers puisque la moyenne resterait supérieure à 100.000€ par personne!

Et si la dette n'était vraiment qu'un prétexte pour consolider la main-mise du néo-libéralisme? A moins qu'elle ne soit le fruit d'un vide stratégique? L'objectif principal du néo-libéralisme est d'affaiblir l'Etat... quel merveilleux instrument pour ce faire que l'épouvantail de la dette!

La dette s'est creusée pendant les trente dernières années en raison du paiement des charges de la dette (intérêts), et depuis 2008, parce que l'Etat a dû renflouer les banques et amortir le choc économique de la crise financière... n'est-il pas temps d'en finir définitivement avec cette dette et le modèle néo-libéral dont elle est le produit, mais d'une façon plus efficace et plus juste que ce qui est habituellement proposé?

 

Au lieu du vide stratégique qui tient lieu de politique, nous pourrions construire le nouveau modèle de développement écologique et social du XXI ème siècle!

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Published by Le vent qui souffle - dans économie
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