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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 23:04

Les usines occupées étaient devenues des théâtres vivants où les acteurs débusquaient et démasquaient de tristes imposteurs... Le peuple des marionnettes avait décidé de mettre en scène sa propre pièce, de déclamer son propre texte, de dire et de décrire sa vérité, de couper toutes les ficelles qui embarrassaient ses mouvements, de réinventer la Vie... Les talents bridés s'épanouissaient, on applaudissait, on s'étonnait, on découvrait en soi et chez les autres des ressources inconnues, insoupçonnées, on redressait la tête, on se surpassait... Lucien avait dix-huit ans et la chance inouïe d'assister aux prémisses d'une ère nouvelle qui ressemblait au paradis. L'enfant renaissait. Avec toute sa joie de vivre, son enthousiasme, son imagination débridée... Lui, le raisonnable, l'ouvrier consciencieux, aux traits déjà vieillis, au dos déjà voûté qui le rendrait complètement bossu à la fin de sa vie, il regardait tomber les masques avec émerveillement, les visages connus étaient transfigurés... Tout paraissait évident et facile, et tous, les hommes, les femmes, les enfants, fraternisaient comme les jours de Carnaval, quand, à la fin de l'hiver, on se débarrasse des vieux oripeaux, des vieux rictus et des vieilles grimaces, pour rendre possible le renouveau du monde...  

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Published by Le vent qui souffle - dans in memoriam
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