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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Ballet d'oiseaux

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 07:00

 

Les piverts deviennent fous. Ils quittent le sommet des arbres où ils traitent habituellement leurs affaires. L'oeil cruel, précédés de leur bec dur, ils s'approchent de la maison entourée de pins. Je les observe de l'intérieur en pensant au film de Hitchcock. L'attaque a lieu contre une pièce voisine, j'entends les coups répétés de leurs becs qui défoncent une porte. Je décide de ne pas bouger, complètement décontenancée. Les coups de becs sont accompagnés d'autres bruits violents et confus. Des pans de mur se sont sans doute déjà écroulés. Je risque un oeil: j'aperçois un oiseau vert d'assez grande taille qui agite ses ailes pour rester au niveau des vitres de la porte, plus solide que je ne le pensais. La chaleur est accablante mais le soleil décline. Je finis par comprendre que le pic-vert s'attaque au reflet de l'écorce d'un pin dans les vitres de la porte. Je prends le temps de le regarder, je fais des gestes pour le chasser, il s'envole et se pose à proximité, revient, mêmes gestes, même fuite, même pose sur une branche basse, il me regarde, crie comme s'il se plaignait, m'en voulait, s'envole plus loin, me regarde encore, l'air profondément contrarié, pousse un dernier cri de colère, s'éloigne pour de bon, me laisse avec l'impression bizarre d'avoir échangé des sentiments avec un être instinctif et mécanique...

 

Scène observée le 19 juillet 2006. 

 

 

 

 

 

 

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Published by Le vent qui souffle - dans chronique
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