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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 23:04

Je ne pouvais pas ignorer qu’il y avait eu deux guerres avant ma naissance, mais justement, c’était avant ma naissance, pour moi, le monde ne faisait que commencer. Lors de nos promenades dominicales, nous passions devant le monument aux morts érigé sur la « Grand’Place », devant le beffroi. Etaient parvenues à mes oreilles quelques paroles rares de mes parents au sujet des « poilus » et des bombardements. Je savais que ma grand-mère avait eu la vie sauve pour s’être réfugiée sous une table et que le clocher de l’église avait écrasé les maisons de son quartier. Mais je n’avais jamais pris conscience que cette ville où je me promenais avait été complètement détruite pendant la première guerre mondiale et bombardée de nouveau avec des dégâts considérables pendant la seconde. Les rues étaient bordées de maisons qui me paraissaient vieilles et vénérables, posées là sans doute depuis les siècles des siècles et pour l’éternité, alors qu’elles avaient à peine eu le temps d’abriter une génération d’habitants après la « reconstruction » qui avait suivi la destruction totale de la ville en 1914...

 

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Published by Le vent qui souffle - dans jokari
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