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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 00:04

Oh!

Magie du souffle. La bouche arrondie formait la voyelle O qui s’envolait vers le ciel. Oh !

 

Là-haut, sur l’écran bleu de cette magnifique journée d’été, s’écrivait le texte des plus belles espérances. Un petit avion ronronnait paisiblement, suivi d’une grande banderole rouge où était inscrite en larges lettres blanches l’annonce de la fête annuelle. Comment imaginer que les mots ne puissent pas toujours annoncer le meilleur ? Qu’ils ne puissent pas toujours s’élever comme des bulles de bonheur ? A l’aide de mon petit outillage mental, je recueillais des lettres et des sons que je propulsais dans un souffle. Les mots s’assemblaient à l’air libre. Ils rebondissaient contre le ciel. Ils revenaient vers moi enrichis par les rayons du soleil. Les mots ailés s’apparentaient aux sphères, fermés sur le sens qu’ils formaient rondement pour la lecture. Ils s’élançaient dans différentes phrases qui s’étiraient au fur et à mesure de leurs rebondissements. Mon peu de maîtrise de la langue rendait leurs faisceaux aléatoires. J’aimais leurs dessins sur les pages des cahiers. Souvent, parce que je manquais d’idées ou que je n’avais pas à ma disposition la combinaison de lettres souhaitable, mes mots restaient coincés dans des impasses. Je m’arrêtais pour reprendre des forces. Je naviguais au long cours sur l’océan du langage. Mon esquif était fragile. Je pouvais me noyer au fond de l’étendue du ciel...

 

ENFANCE

 


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Published by Le vent qui souffle - dans jokari
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brigetoun 09/02/2014 00:12


l'esquif est devenu une superbe nef, et des mots vous faites ce que voulez - 


avec la pensée pour les manier

Le vent qui souffle 09/02/2014 12:43


Très chère Brigitte, j'éprouve tellement de plaisir à vous lire chaque jour que je me sens confuse car votre amour des mots et de la langue française est sans égal et je me sens bien minuscule...