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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 00:04

Elle avait tourné dans une rue qui ressemblait à un couloir, aux longs murs de briques rouge sombre noircis par la fumée d'une usine toute proche, avec une succession de fenêtres plus hautes que larges et des portes qui fendaient cet alignement de briques uniformes d'une façon si répétitive que le regard n'en retenait qu'une image brouillée de stries verticales dans lesquelles il arrivait qu'un homme, une femme ou un enfant fussent avalés comme des figurines de papier dans une boîte aux lettres. Le regard canalisé par les deux rangées de maisons qui semblaient se rejoindre au bout de cette rue étroite, elle prêtait attention au battement de ses pas sur le pavé luisant...

 

 

            Un pas

           Une goutte

           Un pas

           Une goutte

           Un pas

           Une goutte

 

           Je marche

           Les rues sont grises

           Je marche

           Il pleut

           Les pavés luisent

 

           Une goutte

           Monotone

           Un homme arrive

           S'ouvre une porte

           Personne

           Une goutte

           Les rues sont mortes

 

           Mains dans les poches

           La pluie crépite

           Corps ramassé

           Mes yeux ruissellent ruissellent

           ruissellent

           Mes mains

           Mon corps

           La pluie qui crépite

 

           Une goutte

           Un pas

           Une goutte

           Un pas

           Une goutte

 

           Mort

 

           Néant

 

           Surréel

 

 

           Suis-je?

 

              L'AVENIR IMPROBABLE  

 

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Published by Le vent qui souffle - dans l'avenir improbable
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