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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Ballet d'oiseaux

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 01:27

      Et Mario Draghi arriva. Par la simple annonce de sa détermination à intervenir sur les marchés pour racheter les titres de la dette souveraine des pays en difficulté, le président de la banque centrale européenne avait enrayé la nouvelle crise de défiance qui avait fait chuter les indices boursiers au début de l'été 2012. Le 6 septembre, l'annonce avait été confirmée officiellement malgré les réticences de la banque centrale allemande, tandis que, le 12 du même mois, le parlement allemand ratifiait, quant à lui, le mécanisme européen de stabilité financière (MES). En France, le président de la république, qui avait promis de renégocier le traité européen de stabilité budgétaire, faisait semblant d'avoir obtenu gain de cause grâce à un volet de mesures qui devaient relancer une croissance improbable dans une conjoncture complètement déprimée. Tout le monde avait eu chaud, et pas seulement à cause de la canicule de la fin du mois d'août.

 

     Pourtant, les problèmes de fond ne faisaient toujours pas l'objet du début d'un commencement de résolution. Les scandales financiers se multipliaient (Libor, J-P Morgan...), les paradis fiscaux continuaient de prospérer et l'écosystème de la planète s'effondrait. Les taux d'intérêt exigés par les investisseurs pour l'achat de titres émanant des pays de l'Europe du Sud avaient certes baissé, mais restaient à des niveaux trop élevés qui creusaient l'écart avec l'Europe du Nord et sapaient la cohérence de la zone euro en la privant de sens.     

 

     Les techocrates de la finance avaient pris les commandes et les peuples souffraient. Il n'était pas rare à cette époque de voir se succéder sur les écrans de télé des notables prétentieux qui distillaient la bonne parole pour expliquer que les malheurs présents et à venir étaient l'offrande inéluctable due au moloch de la mondialisation présentée comme le meilleur des mondes possible. Une façon de se dédouaner en confortant la pensée unique. L'élite éclairée (?), dans l'entre soi, se gaussait de la démocratie.

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Published by Le vent qui souffle - dans chronique de la crise
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