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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 23:03

La lecture de la vie était bien difficile. Je me fabriquais ma propre grille en m'aidant des informations recueillies auprès de Balthazar, de Rosana et de mon frère. Ils étaient devenus les trois points cardinaux de mon existence. Le quatrième était situé dans ma tête. Je quadrillais le terrain avec cette Rose des vents bricolée, dont la principale fonction était de me signaler les dangers quand je me déplaçais d'un abri à un autre. Je pouvais aussi m'amuser à décoder les affiches, les tracts et les prospectus qui se ramassent à la pelle, les feuilles aux couleurs criardes collées d'un joyeux ou méchant coup de brosse sur un panneau interdit. Les images m'arrivaient frontalement, les mots faisaient quelques détours. Dans le dédale des couloirs du métro ou le labyrinthe des rues, j'imaginais que j'étais traquée comme Oliver Twist par Bill Sikes ou Fagin. Je me laissais bousculer par des cohortes de complices qui sortaient d'une cour des miracles surmontée d'un mot géant: GAUMONT. Je remontais leurs files pour mieux voir dans le hall les séries de photos et les écrans-vidéos qui montraient en boucle le résumé du film. L'obscurité d'une salle de cinéma convenait à une ombre. Quelqu'un, un jour, tournerait peut-être le roman de ma vie... 

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Published by Le vent qui souffle - dans vies parallèles ou coeurs de cibles
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