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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 23:04

Nos déplacements dans la ville de A. se faisaient selon trois axes. Par l’Ouest, nous allions chez ma grand-mère paternelle, par l’Est, nous nous rendions au cimetière et en Belgique, et quand nous marchions sans inflexion ni bifurcation marquée vers la droite ou vers la gauche, en nous laissant simplement attirer par les lumières de la ville et la circulation des voitures, nous arrivions au centre, où, les soirs d’hiver, l’œil rond du beffroi nous éclairait comme une lune. Entre 1968 et 1969, son horloge m’a renseignée chaque matin sur l’étendue de mon retard au lycée, qui était situé à l’autre bout de la ville, à l’opposé de notre faubourg ouvrier. L’année suivante, j’apprendrais brutalement la maladie de ma mère, mais le centre de gravité de mon existence se serait déjà déplacé ; interne à L., je ne reviendrais plus que le week-end dans cette ville qui m’était familière au point de croire que ses plis coïncidaient avec mes propres habitudes et que ma vie tout entière lui était définitivement associée. J’aimais A. comme on aime sa famille, je n’imaginais pas que je serais séparée de l’une comme de l’autre, de l’une parce que de l’autre, dans un avenir proche.

 

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Published by Le vent qui souffle - dans jokari
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