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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 23:04

Il arrive aussi qu'il soit impossible de rester retranchée jusqu'au bout. L'autre continue d'espérer, il attend, l'oeil alerte, le signe de l'interrogation étalé sur sa face. Je rassemble alors mes forces, tousse derrière ma main, ouvre la bouche et éructe une ou deux phrases d'une insipidité asphyxiante. A ce moment-là, l'horreur de la situation touche à l'incandescence. Je ne suis plus qu'une écorce creuse dans laquelle s'agite ce je ne sais qui, qui parle à ma place. J'aperçois vaguement l'autre me fixer, incrédule et désireux à la fin, malgré sa bonne volonté, de s'esquiver. J'entends une voix fluette, à peine audible, siffler encore quelques mots, un rire inapproprié vient couronner le tout, ça doit être moi, je n'espère plus rien que l'anéantissement, qu'on parte, qu'on me laisse seule, qu'on ne vienne plus jamais s'adresser à moi comme si j'étais quelqu'un, je ne suis rien, je ne sais pas vivre, c'est ma faute, je ne suis pas capable.  

 

Sabine Raffy, Le tapis de mémoire, éditions La Chambre d'échos.

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Published by Le vent qui souffle - dans extraits Chambre d'échos
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