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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

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          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

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     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

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     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

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     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 23:04

Je n’aimais pas cette sensation d’enfoncement sur du sable mouillé, que j’avais expérimentée lorsque mes parents m’avaient fait découvrir la mer. Le miroitement des vagues à l’infini m’avait inquiétée. Le sol sur lequel je réussissais à me tenir debout depuis si peu de temps se dérobait sous mes pas, se creusait sous le poids pourtant léger de mon corps. Je me découvrais dans l’incapacité de rejoindre ma mère qui me faisait signe pour que je la rejoigne au milieu des vagues. Immobile et comme tétanisée, je me laissais enfermer dans le piège du sable mouvant qui aspirait mes pieds. J’étais devenue une statue de sel qui ne pouvait répondre aux appels des vivants qui agitaient les bras au loin. Je ne sais pourquoi cette expérience angoissante s’est révélée fondatrice, comme si tout au long de ma vie j’avais réitéré les conditions d’une paralysie intérieure. Mon père était venu me dégager d’un coup sec, comme plus tard le fils du boulanger devant l’étendue dérisoire d’une flaque. De glissement en glissement, de dérobade en dérobade, je risquais ainsi d’abandonner à d’autres le fil conducteur de ma vie. Quand je saisissais la raquette du Jokari, je me faisais l’effet de prendre en main mon existence. Celle-ci était faite d’alternances contrastées entre la passivité et l’action. Qui étais-je vraiment ? Je préférais évidemment ressentir le sentiment euphorique d’avoir prise sur les éléments en me battant comme je le faisais pour m’amuser contre la petite balle du Jokari. Mais je ne pouvais éliminer de ma tête, pour l’avoir ressentie avec force à l’orée de ma vie, la sensation traumatisante de ne plus pouvoir agir, d’être privée de tout moyen d’action parce que l’ennemi est invisible, fourbe, diabolique et tout-puissant.   Le Jokari  

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Published by Le vent qui souffle - dans jokari
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