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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Ballet d'oiseaux

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Impossible livre

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    déploiement géométrique, sonore, temporel

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     Rose des vents/Prendre le large/

23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 00:04

Quand je frappais dans la balle de mon Jokari, j’étais attentive à la tension de l’élastique, je me libérais de mes tensions, j’essayais de me réunifier en me concentrant sur la cible potentielle. Plus l’élastique était tendu, plus je réussissais mes coups. Je fixais un point devant moi pour diriger son extension, le plus loin possible, à égale distance entre les deux côtés de la rue. La succession temporelle des trajectoires suivies par l’élastique devait pouvoir être vue dans l’espace comme une superposition de lignes fondues en une seule. En réalité, à cause de ma maladresse, elles formaient un large faisceau ou un écheveau plus ou moins resserré. Quand je remplissais un broc d’eau à la pompe, j’étais éclaboussée par les gouttes qui s’échappaient du jet irrégulier et saccadé obtenu par la force de mon bras. La bouche grossière de la pompe laissait sortir une eau informe. A l’opposé, l’eau filtrée par la paume de l’arrosoir traçait des lignes filiformes qui retombaient en faisceau sur le sol. J’étais également fascinée par les fils électriques. Ils paraissaient tendus comme les lignes d’une immense partition où les hirondelles se posaient comme des notes. D’une rue à l’autre était proposée la lecture d’une symphonie possible. Entre l’école et la maison, je fredonnais des mélodies réunificatrices.

 

ENFANCE

 

 


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Published by Le vent qui souffle - dans jokari
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