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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

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             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 23:04

J’avais une imagination élastique. Il suffisait d’un rien pour que démarre la machinerie du rêve. Je me fabriquais des histoires que les livres de l’école m’incitaient à transcrire sur un support. Sur la terre battue de la rue, pour me reposer du Jokari, je pouvais tracer avec un clou les lignes d’une marelle. Entre l’enfer et le paradis, il y avait de la place pour l’amusement. Les idées ne prenaient forme que dans l’incertitude. Nos jeux d’enfants commençaient toujours par « Et si… ». Et si j’étais le Petit Poucet ? Et si tu étais le bandit et moi le shérif ? On me trouvait des airs de garçon manqué. J’avais certes des dispositions pour les jeux de garçons, mais c’était sans doute plutôt parce que je portais les vieux habits recyclés de mon frère. Ma véritable identité se retrouvait coincée entre cette apparence garçonnière et une sensibilité à fleur de peau, entre l’attrait exercé par le monde extérieur et l’obligation intériorisée de ne pas sortir des limites qui faisaient de moi par défaut une fille. Je lançais des ballons d’essai qui n’étaient pas tous une réussite. Quand mon père me renvoyait la balle, hélas, c’était pour me déjuger. Si je ne pouvais pas faire ceci ou cela parce que j’étais trop petite, ce n’était pas grave puisque je grandirais. Mais en être empêchée pour la seule raison d’être une fille, il y avait de quoi se révolter.

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Published by Le vent qui souffle - dans jokari
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