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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

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          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

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     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

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     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 23:04

Comment dire? Je voudrais tant l'exprimer! Les mots tentent une approche et se retirent, le déploiement des phrases se heurte à l'objet compact de mes impressions qui se bousculent comme des molécules agitées dans un trou noir, je n'y parviens pas, je me sens incapable de traduire en temps réel le flot qui me submerge, trop de bonheur en même temps, un peu d'exaltation, un peu d'ivresse des sentiments et des sens, je voudrais tant , je ne le peux pas, cette graminée m'émeut par l'élancement de ses tiges et la sobriété légère de ses fruits qui ondulent dans l'air tiède, je n'y parviens pas, je me sens incapable de traduire en mots l'émotion suscitée par l'infime balancement de ces tiges si fines qui tracent comme des lignes d'écriture dans l'espace libre de la fenêtre au-dessus de la cour, hélas, je voudrais tant, exprimer la gratuité de la beauté de cette fleur délicate dont je ne connais même pas le nom et dont la couleur rouge colore de joie la prairie du jardin, hélas, est-il possible de réussir à mettre en musique l'ensemble des sensations à l'origine de la joie qui m'oppresse? je voudrais tant l'exprimer! et dire l'acquiescement qui me vient à la vue de la première corrosion de la fin de l'été sur quelques feuilles déjà caduques, car hic et nunc, miracle de la conjonction des circonstances de ma vie, à ce moment précis de mon histoire, je dis oui, et merci, au substrat qui me porte et m'emporte, à la floraison éphémère de nos actes, à l'oraison funèbre qui s'élève de l'humus de la terre, à l'humour souriant des végétaux qui nous font la leçon de la vie, à leur/à ma fragilité, à nos amours...  

 

 

 

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Published by Le vent qui souffle - dans à l'instant
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Isabelle Pariente-Butterlin 05/09/2013 07:08


J'aime passer chez vous, j'en repars toujours avec des images de la beauté du monde dans les yeux, je comprends tellement bien le bonheur que vous décrivez devant le minuscule du monde, la vie
végétale, fragile et obstinée. Parfois votre écriture est âpre, parce que le monde l'est aussi, mais on repart toujours avec le sentiment de la vie. Merci infiniment, Françoise.

Le vent qui souffle 05/09/2013 13:17



Merci à vous, chère Isabelle, pour votre passage et cette lecture qui m'est si précieuse.