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  • : le vent qui souffle
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  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 23:06

Qui n'a jamais entendu un patron, un journaliste économique ou un homme politique déclarer: "Seules les entreprises créent des richesses", ou bien: "L'impôt tue l'impôt"? Et qui n'a jamais entendu condamner une réglementation au motif qu'elle était "anti-économique"?

 

Au cours des deux dernières décennies les "lois de l'économie" ont envahi le débat public. Le discours politique moderne, amplifié et standardisé par les médias, a diffusé une culture "économiquement correcte" faite de maximes simples qui, à force de répétition, pourraient bientôt accéder au statut de dictons populaires, c'est-à-dire d'expressions bien ancrées du bon sens commun.

 

Mais en fait de bon sens il s'agit plutôt de sens unique et de contresens.

 

Sens unique dont l'orientation est sans mystère. En effet, les lois de l'économie dont on nous rebat les oreilles ne semblent être écrites que pour contrarier les lois des hommes, c'est-à-dire les choix politiques qui voudraient contrôler et exploiter les mécanismes économiques au lieu de se soumettre à leurs incontournables prescriptions.

 

Or il s'agit là d'un contresens monumental. Car la théorie économique - même la plus orthodoxe - ne conteste en rien la nécessité de l'Etat, des réglementations et de l'impôt.

 

On peut même lire l'histoire de la pensée économique comme la découverte progressive de toutes les raisons pour lesquelles l'intérêt général exige une régulation politique de l'économie et la soumission du politique à la souveraineté des citoyens. 

 

La culture du café du commerce, qui se répand aujourd'hui, prête donc à tort à la science économique ce qui n'est en vérité que le credo néolibéral basique de quelques patrons (et non pas - j'insiste - de tous les patrons). Mais les promoteurs du credo ne sont pas seuls responsables de cet abrutissement. Quelques pourfendeurs du néolibéralisme y contribuent tout autant, quand ils laissent entendre que la caricature qu'ils contestent résume la pensée économique contemporaine. Las! De même qu'il est des néolibéraux chez qui le seul nom de Marx déclenche des poussées d'urticaire, il est des néomarxistes outrés par l'idée qu'une critique du néolibéralisme émane aussi de l'analyse économique non marxiste.

 

Jacques Généreux, Les Vraies lois de l'économie, Seuil

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Published by Le vent qui souffle - dans économie
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