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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 12:37

Le tiers livre et Scriptopolis sont à l’initiative d’un projet de « vases communicants » : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement…  Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre.

 

La liste complète des participants est établie grâce à Brigitte Célérier.

 

[VASES COMMUNICANTS]

 


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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 00:04

rideau porte fermée dehors dedans laissez-moi tranquille la paix rester seul-e personne ne plus voir personne ne regarder que ce rayon de lumière qui passe à travers un store poser les pieds sur le bureau s'absorber dans la contemplation des grains de poussière qui tournoient dans l'embrasure de la fenêtre rêver fuir le réel préférer la torpeur du songe à l'opacité tranchante des donneurs d'ordres ne plus être capable de tenir le rôle social du cadre opérationnel habile à compulser les dossiers fermer les yeux fermer la porte s'évader je suis au bagne ma vie ne m'appartient plus ne m'a jamais vraiment appartenu je n'en peux plus j'étouffe ouvrir la fenêtre appeler les oiseaux créer un appel d'air je me sens pris-e au piège depuis tant de temps pourtant moi aussi j'ai travaillé j'y ai cru je me suis défoncé-e j'avais un idéal justement panne d'idéal l'époque est mortelle l'époque est matérialiste l'époque est consumériste l'époque tue l'époque est méchante l'époque est bête l'époque est prétentieuse l'époque regarde son compte en banque l'époque est cruelle et moi je doute je ne sais plus rien je n'ai jamais su grand-chose on m'a déguisé-e on m'a fait porter des habits qui n'étaient pas les miens je ne le supporte plus je voudrais me rendre utile je me suis senti-e disponible on s'est moqué de ma naïveté on a cherché la faille on a cru la trouver on a cru l'élargir on a cru me disqualifier on a cru me tuer au moins symboliquement personne néant être ou ne pas être je ne veux pas me rendre je n'ai plus de force prête-moi ta plume, toi, l'autre, mon frère ou ma soeur, qui peut-être me comprend malgré tout malgré eux tous ces autres menaçants ces quidams provisoirement importants qui se gonflent comme des grenouilles ou des crapauds je me retire je n'en peux plus c'est désormais une question de vie ou de mort socialement je suis mort-e vous vous en foutez vous l'avez cherché vous dites même c'est bien fait vous trouvez toujours tout un tas de mauvaises raisons pour faire le mal le clodo là-bas évidemment que c'est de sa faute passez il n'y a rien à voir tout va bien dans le meilleur des mondes possible et tout au fond de votre coeur là honnêtement qu'en pensez-vous allez détendez-vous un peu de gentillesse ne fera jamais de mal à personne soufflez décontractez-vous je ne vous demande rien fichez-moi la paix la paix je vous dis rien je ne veux rien je disparais tranquillement et sur la pointe des pieds vous n'entendrez plus jamais parler de moi à moins que vous ne puissiez plus vous passer de votre souffre-douleur de votre faire-valoir passez votre chemin débrouillez-vous sans moi non je préfère ne pas vous raccompagner vous fermerez la porte derrière moi vous prendrez ma place vous jubilerez vous vous sentirez fort et dans le fond au plus profond de mon coeur je vous plaindrai je préfère ne pas me sentir à votre place

 

 

 

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Published by Le vent qui souffle - dans mots décousus
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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 00:04

Ma vie s’était organisée en compartiments. J’aurais aimé avoir assez de recul pour en contempler l’architecture, mais je n’apercevais même pas l’ombre de son esquisse. Pourtant, j’avais à ma disposition, à la surface du sol, la base d’un triangle dont les sommets pouvaient être notés par les points A., H. et L.. J’aimais marcher le long du petit côté AH quand je revenais de L.. J’y recherchais sans doute une forme d’inspiration pour réussir à me projeter vers le futur avec un peu de bonheur. Des souvenirs m’effleuraient, je ne les recherchais pas pour eux-mêmes. Je portais plutôt attention à mes sensations, à la légèreté de l’air ou à la douceur de certaines lignes qui se profilaient vers l’horizon du ciel. Il me semblait alors qu’un autre moi-même extérieur recueillait mes soucis entre les paumes de ses mains...

 

ENFANCE

 


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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 00:04

    J e viens d'un arrière-pays

     plat et sans doute monotone

     pour des yeux tristes

 

     je suis venue ici

     aujourd'hui

     car j'espérais voir
     ceci
     qui me comble 
     de joie
     inexpliquée
     inexplicable

 

     Falaise  S 3 Falaise (2)

     voile de lumière
     si fin
     que la falaise en semble
     transfigurée

     mon être devient léger 
     et fin 

     si fin
     que mon corps semble
     s'élever

     ce que je vois n'est réel
     que l'espace d'un instant
     car la lumière change
     unique en sa source
     jamais la même
     en ses apparences

     ce que je vois est réel
     mais si peu vrai en un sens
     que je ne sais plus
     rien
     sauf la beauté

     multipliée
     et transparente

     de la lumière

     qui devient

     ceci

 

     Eau S 3 Limpide Transparence 
   
    J e viens d'un arrière-pays
     plat et sans doute monotone
     pour des yeux tristes
     mais vrai comme la vie
     penchée vers le sol

 

     la lumière habille la nudité de la terre
     fait chanter son aridité

     offre le beau

     même aux yeux tristes

     dans les reflets de l'eau

 

 

 

 

 

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 00:04

                   L'annonce d'une offrande

                   Le don d'un marin pieux

                   Prémices de l'urgence

                   Errance du désir

                   Aspiration de l'âme

                   Béance

 


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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 00:04

Dans le meilleur des cas, la vie me paraissait avoir la beauté aléatoire d’un jet d’eau, dont il est impossible de prévoir avec précision les retombées de gouttelettes. Je devais être l’une de ces gouttes, à la périphérie d’un système de forces étranger à ma vie. Je me souviens d’une nuit noire passée à lire le journal de Kafka. J’étais à la fois soulagée de me découvrir comprise par ses mots et désespérée par l’emprise de l’absurdité du monde sur moi-même. Comme si je continuais à quémander un sens ou des lueurs définitivement refusés. Vers cette époque ou un peu plus tard, j’avais vu au cinéma L’Homme qui dort. Je me souviens de cet étonnement merveilleux devant la découverte d’une similitude des solitudes, solitude de cette conscience isolée/emprisonnée dans le cadre étroit des murs d’une chambre, impossibilité personnelle de parvenir à jeter des ponts avec quiconque. J’avais sur-interprété ce film comme une représentation objective de ma propre solitude intériorisée.  

 

ENFANCE    

 


 

 

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 00:04

Les mots rendaient visible, parfois, ce que je n'avais pas fait exprès de cacher dans mon univers intérieur. J’écrivais des poèmes de désespoir et de révolte. Ma trajectoire scolaire me poussait vers des cibles identifiées comme socialement valorisantes, mais désavouées implicitement par mon père. Je me sentais traversée par des forces contraires qui me tiraient à hue et à dia. Comme une balle en caoutchouc, je m’élançais dans des directions multiples, contradictoires, que je croyais parfois choisir mais souvent pas.

 

ENFANCE

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 00:04

 

S 5 Route en hiver

 

 

 

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 00:04

 

le retour est impossible   nostalgie douleur   les routes du passé sont barrées   mais les semelles ont accumulé des échantillons de roches   nostalgie douceur   le présent n'est que la surface des alluvions superposées de la mémoire   qui peut sonder à loisir le terrain de ses fouilles   nostalgie vibrante quand remonte à l'air libre une émotion intacte et qui encore a le pouvoir présent de faire rire ou pleurer   nostalgie fantôme   les routes du passé sont bien barrées   les fouilles archéologiques devant tant de décombres ne rendent le présent que plus amer   nostalgie orpheline   il te reste l'avenir et l'espoir de te noyer dans les vagues submergeantes d'une Mémoire totale

 


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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 00:04

 

S 3 Falaise (2)

 

 

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