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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 00:04

Dans le meilleur des cas, la vie me paraissait avoir la beauté aléatoire d’un jet d’eau, dont il est impossible de prévoir avec précision les retombées de gouttelettes. Je devais être l’une de ces gouttes, à la périphérie d’un système de forces étranger à ma vie. Je me souviens d’une nuit noire passée à lire le journal de Kafka. J’étais à la fois soulagée de me découvrir comprise par ses mots et désespérée par l’emprise de l’absurdité du monde sur moi-même. Comme si je continuais à quémander un sens ou des lueurs définitivement refusés. Vers cette époque ou un peu plus tard, j’avais vu au cinéma L’Homme qui dort. Je me souviens de cet étonnement merveilleux devant la découverte d’une similitude des solitudes, solitude de cette conscience isolée/emprisonnée dans le cadre étroit des murs d’une chambre, impossibilité personnelle de parvenir à jeter des ponts avec quiconque. J’avais sur-interprété ce film comme une représentation objective de ma propre solitude intériorisée.  

 

ENFANCE    

 


 

 

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 00:04

Les mots rendaient visible, parfois, ce que je n'avais pas fait exprès de cacher dans mon univers intérieur. J’écrivais des poèmes de désespoir et de révolte. Ma trajectoire scolaire me poussait vers des cibles identifiées comme socialement valorisantes, mais désavouées implicitement par mon père. Je me sentais traversée par des forces contraires qui me tiraient à hue et à dia. Comme une balle en caoutchouc, je m’élançais dans des directions multiples, contradictoires, que je croyais parfois choisir mais souvent pas.

 

ENFANCE

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 00:04

 

S 5 Route en hiver

 

 

 

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 00:04

 

le retour est impossible   nostalgie douleur   les routes du passé sont barrées   mais les semelles ont accumulé des échantillons de roches   nostalgie douceur   le présent n'est que la surface des alluvions superposées de la mémoire   qui peut sonder à loisir le terrain de ses fouilles   nostalgie vibrante quand remonte à l'air libre une émotion intacte et qui encore a le pouvoir présent de faire rire ou pleurer   nostalgie fantôme   les routes du passé sont bien barrées   les fouilles archéologiques devant tant de décombres ne rendent le présent que plus amer   nostalgie orpheline   il te reste l'avenir et l'espoir de te noyer dans les vagues submergeantes d'une Mémoire totale

 


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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 00:04

 

S 3 Falaise (2)

 

 

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 00:04

tristesse du seuil rayon de lune soleil en fugue chemin de nuit vergers troupeaux étoile du berger jamais ma volonté je ne veux serment mensonge du moment pourtant je le veux ce mensonge est mien jamais je ne veux vrai de vrai m'effondrer m'abîmer je ne veux pas je n'y peux rien c'est ainsi c'est faux je m'entraîne pour je l'espère je ne voudrais pas je sais je manque de forces je ne peux pas y arriver mais je le voudrais tant ne pas m'abîmer ne pas sombrer dans rester lucide le coeur léger car oui rayon de lune tendre lumière le désespoir est sur ses gardes aurait pu avait presque réussi m'en suis sortie pas pour toujours jamais gagné la lutte lutter gagner surmonter merci merci à quoi ça tient la nuit avait presque réussi à m'avaler déjà une autre fois sans importance passer passer sans crier gare nuit étoilée trame de jour soleil en fugue rayon de lune larmes de larmes lames d'argent soleil cou-coupé Parques tranchantes que faites-vous de l'étoffe défunte de nos vies   

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 00:04

dimanche 7 janvier 2029

 

chassés d'un abri à un autre

nous marchons en cohortes sur les routes comme au temps des grands exodes

 

nous sommes tous devenus des pestiférés

comme ces Roms que les riches contrées refoulaient au temps de leur splendeur

 

car nous avons fait de la Terre une mère hostile

qui nous repousse désormais de toutes ses forces       

 

article camps-roms

 

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ECRIT DEPUIS L'AVENIR

Nous sommes tous des Roms

 

 

 

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 15:04

     Elle avait commencé par dessiner. Pourquoi diable s'éloigner de la ligne pour aller chercher les couleurs? Claudine aimait le dessin comme on aime l'écriture. L'épure, la conceptualisation, une certaine idée de la beauté et de la vie, la recherche d'un sens gagné laborieusement une ligne après l'autre sur un chemin tracé chaque jour. Le dessin attire l'ombre comme la musique le silence [ link ]. L'âme de l'artiste s'y repose avec joie. Mais l'ombre finit toujours par faire parler la lumière et le silence par réveiller les notes. Claudine hésitait cependant à quitter son havre de paix. La tentation de se plonger dans le monde chatoyant des couleurs n'allait-il pas la priver de l'essentiel? C'est alors qu'elle découvrit de merveilleux petits bâtons de craie colorée appelés pastels. Elle se mit à les tenir entre ses doigts comme les crayons familiers de l'écriture-dessin. Puis, mue par la curiosité, elle souffla sur la poudre de pigments comme sur des braises. Il n'était plus temps de reculer. Comme Alice au pays des merveilles, Claudine venait d'entrer dans un nouveau monde fabuleux qui allait l'attirer dans des aventures incroyables [ link ]. Claudine-Alice tentait toutefois de maintenir son cap initial. Elle se surprenait en train de réciter pour la énième fois en son for intérieur le poème de Rimbaud qui donne un nom de couleur aux voyelles ou le nom d'une voyelle aux couleurs. Et, de façon insensible puis de plus en plus consciente, elle se mit en quête de la Couleur. Aujourd'hui, elle développe (ce n'est pas une maladie) une mystique de la Couleur. Ses ami-e-s ont profité avec bonheur de sa période bleue. L'expression est en réalité inexacte car, chaque couleur faisant individuellement l'objet de la même quête, les périodes se superposent [ link ]. Le projet de Claudine n'a, en dépit des apparences, pas changé d'un iota depuis sa période dessin. Elle continue d'exprimer cette idée de la beauté et de la vie à la fois singulière et universelle qui la caractérise, elle continue de rechercher l'épure et la conceptualisation de ses premiers dessins [ link ]. Et nous, nous nous laissons emporter par l'océan ou le ciel de ses tableaux, qu'elle élabore souvent en compagnonnage littéraire avec Isabelle Pariente-Butterlin [ link ]ou Francis Royo [ link ]. En admirant ses pastels, nous retrouvons dans son sillage la paix, la joie et le repos spirituel [ link ].                                                               

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Published by Le vent qui souffle - dans pris sur le net
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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 00:04

mercredi 3 janvier 2029

 

[ la non-violence pensée comme une arme avait été détournée par un monstre doux, une dictature invisible, un désir forcené d'objets marchands alimenté par une publicité retors

 

des mercenaires avaient vendu leur âme à des financiers cupides qui engrangeaient des monceaux d'or, ne redistribuant que de la poudre, même à canon

 

et chacun, parfois de guerre lasse, finissait par s'agenouiller devant les palais de la consommation construits à la gloire du veau d'or

 

les plus faibles étaient repoussés, méprisés, meurtris, piétinés, sacrifiés sans pitié au moloch  

 

la machine de guerre des puissants avançait inexorablement comme un cheval de Troie au milieu du décorum apparemment intact des démocraties, qui se sont toutes effondrées comme des châteaux de cartes, minées de l'intérieur pour avoir trahi le contrat social ]

 

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ECRIT DEPUIS L'AVENIR

 

 

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 00:04

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Published by Le vent qui souffle - dans chronique
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