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  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 15:33

Le HuffPost  |  Publication: 05/06/2014 14h04 CEST  |  Mis à jour: 05/06/2014 15h33 CEST


Les observateurs attendaient des mesures non-conventionnelles, ils en ont eu pour leur argent. La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé la baisse historique de son taux principal à 0,15% (contre 0,25% précédemment).


Mais derrière cette nouvelle, son président Mario Draghi a dévoilé une initiative jamais vue: fixer un taux de dépôt négatif à l'attention des banques.


En fixant un taux négatif (-0,10%), la BCE espère les pousser à prêter davantage aux entreprises et ménages, afin d'encourager la croissance. En effet, les banques vont être désormais contraintes de payer pour stocker leur argent auprès de la BCE.


L'objectif de la manœuvre est aussi d'influencer le taux de change. Si des banques sont dissuadées de laisser leurs euros à la BCE, elles pourraient les vendre afin de placer leurs liquidités ailleurs, faisant baisser la valeur de la monnaie unique européenne.


Les marchés ne se sont pas trompés: tandis que les marchés d’actifs saluaient cette nouvelle politique, l’euro de son côté reculait brusquement à 1,3569 dollars (-0,24 %).

Le CAC40 s'est aussi instantanément réchauffé avec les annonces: +1,44%.


D'autres annonces étaient attendues lors de la conférence de presse de Mario Draghi.

Deux prêts de 4 ans vont être octroyés au banques pour encourager le crédit. D'un montant de 400 milliards d'euros, ils ont aussi vocation à encourager le crédit aux acteurs privés dans la zone euro.

 

Par ailleurs, la BCE a dit préparer activement un programme de rachat d'actifs adossés à des prêts (ou ABS).


Elle va aussi arrêter de stériliser ses achats de dette publique.

Cette stérilisation, une incitation aux banques à déposer leurs liquidités sur un dépôt hebdomadaire, était destinée à éviter un surplus de liquidités sur le marché et donc une menace inflationniste.

LE HUFFINGTON POST

7 juin 2014

 


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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 00:04

"Nos dirigeants sont dans le déni de la réalité, affirme Paul Krugman, prix Nobel d'économie. Ils enrobent tout de sucre. Ils fuient leur responsabilité."

 

"Personne ne veut regarder les choses en face, écrivait Joseph Stiglitz, autre prix Nobel, fin 2009. Depuis le début de la crise, on s'est contenté de déplacer les fauteuils sur le pont du Titanic."

 

Crise sociale, crise financière, crise écologique, crise alimentaire, crise démocratique... Dans bien des domaines, nos sociétés approchent d'un point de non-retour, de basculement. La France, l'Europe et la planète tout entière sont à la croisée des chemins. Pour le meilleur ou pour le pire, les livres d'histoire parleront dans vingt ans des années 2013-2014. Comme des années soit d'effondrement, soit de sursaut, de renaissance.

 

Le programme économique du PS a été rédigé pour l'essentiel en 2010, quand beaucoup pensaient que la crise touchait à sa fin et que l'activité allait reprendre comme avant. Il prévoit le retour à la croissance dès 2013. Visiblement, ce n'est pas le cas. Il est fondamental que la gauche française fasse enfin son aggiornamento.

 

Qui peut croire que la crise est finie?

 

"417.000 nouveaux chômeurs d'ici fin 2013."  Les prévisions publiées par l'Unedic le 16 mai 2012 auraient dû être à la une de tous les journaux... 417.000 chômeurs supplémentaires en 18 mois! Alors que le nombre de chômeurs a déjà augmenté de 1.500.000 depuis que la crise des subprimes a commencé....

 

Fin 2010, un rapport de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles montrait que le chômage atteint 43% des hommes jeunes dans les quartiers sensibles. Comment parler de République, comment parler de Liberté, d'Egalité ou de Fraternité quand, dans certains quartiers, les chiffres officiles (qui sont toujours en dessous de la réalité) disent que près d'un jeune sur deux est au chômage? 

 

La crise s'aggrave dans tous les pays de l'Europe, Allemagne incluse puisque les commandes à l'industrie et les ventes de détail y reculent. Quant au Royaume-Uni, il s'enfonce dans la récession.

 

A la fin des années 1980, beaucoup affirmaient que le Japon allait dominer l'économie mondiale au XXIè siècle. Or, la croissance impressionnante de ce pays était due principalement à une énorme bulle. Depuis son éclatement, le Japon n'arrive pas à sortir de la crise. 

 

Si l'Europe était seule au monde, on pourrait penser qu'elle est partie pour vingt ans de lente dégradation comme le Japon. Mais, si nous ne changeons pas très vite de politique, l'Europe risque d'être bientôt déstabilisée par les crises qui se préparent chez nos deux grands partenaires: les Etats-Unis et la Chine. 

 

En 2007, c'est bien des Etats-Unis qu'est partie la crise des subprimes. Les USA s'approchent de la falaise budgétaire. La dette totale des Etats-Unis a dépassé les 360% du PIB. Le niveau de dette atteint au plus fort de la crise de 1929 est dépassé depuis longtemps. Or, les dirigeants américains constatent que l'économie réagit de moins en moins aux stimulus qu'ils lui envoient. Les Etats-Unis risquent le K.O même en repoussant encore la falaise tant redoutée.

 

"Le roi dollar est nu. La surabondance de création monétaire risque de faire sauter le dollar lui-même", affirmait déjà Jean-Marc Vittori dans Les Echos le 16 novembre 2010.

 

En 2016, le krach ultime?

 

Vittori est l'un des rares journalistes qui avait annoncé la crise des subprimes avant qu'elle se déclenche. Dans un éditorial publié fin 2009, il annonce pour 2016 l'"ultime krach": les Etats-Unis n'arrivent plus à financer leur dette. Ils ne trouvent plus d'acheteurs pour leurs Bons du Trésor. C'est le "Treasury Bond Crach": on entre dans une époque que nul n'arrive à imaginer... Les uns après les autres, les grands pays occidentaux ne parviennent plus à financer leurs dettes. Les conséquences sont immédiates et concrètes: ils ne savent plus comment payer les retraites ni les salaires des fontionnaires (enseigants, médecins, policiers...)

 

En Chine, la bulle immobilière a atteint un volume deux fois plus important que le maximum atteint par la bulle immobilière aux Etats-Unis en 2007, et elle vient juste d'éclater... La Chine, que beaucoup nous présentaient il y a quelques mois encore comme le sauveur de l'Europe et du monde réunis, est sans doute la zone du monde la plus instable économiquement. En effet, la partie robuste de l'économie constituée par les dépenses de consommation courante des ménages, est deux fois plus petite en Chine que dans le reste du monde. Des centaines de millions de Chinois gagnent moins de 2 euros par jour! Avant que la bulle éclate, avant que les exportations ralentissent, il y avait déjà 22% de chômage. Que va-t-il se passer maintenant? Sommes-nous sûrs que ce qui s'est passé en Allemagne entre 1929 et 1945 ne peut pas se reproduire en Chine dans les dix ou quinze ans qui viennent?

 

Comme en 1930, une course de vitesse est engagée.

 

Après l'éclatement de la crise de 1929, deux livres majeurs avaient été publiés à quelques semaines d'intervalle. En 1930, Sigmund Freud écrit Malaise dans la civilisation. Il pressent la barbarie sur laquelle peut déboucher la pulsion de mort qui anime le capitalisme. La même année, Pierre Mendès France publie Contribution aux Etats-Unis d'Europe où il écrit que, pour éviter le chaos, "Une course de vitesse est engagée entre l'Internationale des peuples et l'Internationale des capitaux"... Qui va la gagner? 

 

extraits de "La gauche n'a plus droit à l'erreur", Michel Rocard, Pierre Larrouturou, éditions Flammarion, décembre 2012

www.collectif-roosevelt.fr

 

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 00:04

Du pain sur la planche pour les chercheurs

LE MONDE ECONOMIE | 26.11.2012 à 10h44• Mis à jour le 26.11.2012 à 14h59Par Philippe Askenazy, directeur de recherche au CNRS, Ecole d'économie de Paris

 

 

L'élection de François Hollande n'était pas de bon augure pour les chercheurs en sciences sociales : les menaces sur les niches fiscales accompagnées d'une grande réforme pour simplifier et rendre équitable l'impôt, une relance des politiques sociales et l'amélioration des services publics risquaient bien de leur retirer des sujets de recherche.

 

Leur soulagement est donc à la hauteur de ces craintes : rien de tout cela n'a été fait, ils peuvent donc continuer leur travail.

 

Les premiers rassurés ont été les juristes ou les économistes spécialistes de l'impôt, dès la loi de finances rectificative 2012 votée cet été. Les anciennes niches fiscales peuvent bien être renommées, repeintes ou redimensionnées, la plupart demeurent. Plus stimulant encore : de nouvelles apparaissent, et l'opacité de l'impôt progresse.

 

Le pacte de compétitivité est aussi une aubaine inespérée, et pas seulement pour les entreprises. Il va être en effet passionnant d'étudier les diverses stratégies d'optimisation des entreprises, le rôle de lobbies pour obtenir telle ou telle exemption sur la hausse de la TVA, etc. Dans ce domaine, le meilleur est encore à venir avec l'extension du crédit d'impôt recherche à l'innovation, une notion totalement floue. Sans compter les usines à gaz de la fiscalité écologique qui se profilent !

 

CAVALERIE BUDGÉTAIRE ÉLECTORALISTE

 

L'annonce d'une renégociation du traité "Merkozy" et d'une stratégie de croissance pour l'Europe ouvrait la perspective d'une fin de l'austérité et, potentiellement, du retour d'une certaine prospérité macroéconomique en Europe ; l'année 2013, où une cavalerie budgétaire électoraliste pointait son nez en Allemagne, offrait une possible voie de rééquilibrage de l'Europe.

 

Le "pire", pour certains chercheurs, se profilait avec une probable grande coalition (SPD-CDU) nécessairement plus conciliante vis-à-vis des anciennes cigales européennes. Les travaux des micro-économistes affairés à traquer les micro - et parfois les nano - dysfonctionnements des marchés pour en tirer d'audacieuses prescriptions "structurelles" auraient tout à coup eu moins d'utilité sociale.

 

Mais, miracle, le traité a été ratifié. Mieux, alors que rien ne l'y oblige, le gouvernement français s'est fixé l'objectif de 3 % de déficit en 2013 pour bien coordonner les politiques récessives en Europe et justifier les fameuses "réformes structurelles".

 

Les pauvres spécialistes de la pauvreté avaient aussi tremblé, et ce jusqu'à la fin septembre : l'impôt devenait plus progressif ; on augmentait les allocations de rentrée scolaire ; on donnait un mini-coup de pouce sur le smic. Ouf !

 

Avec la hausse de la TVA et la multiplication des taxes comportementales (alimentaire, environnementale) - on veut du bien aux pauvres en taxant leur consommation, n'est-ce pas ? - tout ne devrait pas s'arranger pour eux avant la fin du quinquennat.

 

PLUS FORTE PROPORTION D'ENFANTS DE MOINS DE 16 ANS

 

Imaginez le drame "scientifique" si le gouvernement avait choisi un autre usage des 20 milliards d'euros qui iront aux entreprises ! Par exemple, selon l'Unicef, la France est l'un des pays d'Europe de l'Ouest ayant la plus forte proportion d'enfants de moins de 16 ans (plus de 10 %) souffrant de privations du fait des trop faibles ressources du ou des parents.

 

Il s'agit ici de l'absence de trois repas par jour, dont au moins un avec de la viande ou du poisson (ou son équivalent végétarien), d'au moins un jouet par enfant dans le foyer, d'au moins deux paires de chaussures à la bonne taille, et d'un lieu pour faire ses devoirs.... Cette proportion passe à 46 % dans les familles où aucun adulte n'a d'emploi, plaçant ainsi la "France de l'assistanat" entre la Slovénie et la Pologne.

 

Il suffirait pourtant de 5 milliards d'euros pour mettre l'Hexagone au niveau du Royaume-Uni - soit 5,5 % d'enfants subissant des privations en 2009 (un chiffre probablement en hausse aujourd'hui du fait de la récession et de la politique de la coalition conservatrice-libérale au pouvoir).

 

Dans la fonction publique, l'enterrement de la Révision générale des politiques publiques, ou encore le recrutement de 60 000 agents dans l'éducation nationale aurait pu amener une amélioration des conditions de travail, ou du moins stopper leur dégradation. Au grand dam des chercheurs concernés par ces maux.

 

Mais entre l'austérité et le pacte de compétitivité, trouver 10 milliards d'euros et encore 10 milliards supplémentaires d'économie dans les services de l'Etat ne pourra que relancer le processus : la marche est trop grande pour que seules des coupes intelligentes soient pratiquées dans les dépenses. Deux des principaux risques psychosociaux des agents publics - l'absence de moyens pour assurer un service suffisant et équitable, l'absence d'une reconnaissance salariale minimale - vont donc fleurir à nouveau.

 

Une kyrielle de disciplines sont gagnantes : psychologie, ergonomie, économie, sociologie du travail, gestion des organisations... Le jackpot, je vous dis.

 

Philippe Askenazy, directeur de recherche au CNRS, Ecole d'économie de Paris

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 10:38

3 010 000

 

| Le journal du Net |   26 septembre 2012       link 

 

Le nombre de chômeurs de catégorie A en France s'établit en août 2012 à 3,01 millions, en hausse de 0,8% sur un mois et de 9,2% sur un an.

chomeurs en france
 
Les demandeurs d'emploi de catégorie A. © JDN
 

 

Le nombre de chômeurs en France représentés dans ce graphique sont les demandeurs d'emploi de catégorie A inscrits à Pôle Emploi, c'est-à-dire les personnes sans emploi "tenues de faire des actes positifs de recherche d'emploi" et donc non les chômeurs de longue durée. Les données présentées concernent les demandeurs d'emploi inscrits en fin de mois à Pôle emploi, l'organisme en charge de la lutte contre le chômage.

 

La notion de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi est donc différente de celle de chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT). Un chômeur au sens du BIT est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui n'a pas travaillé, ne serait-ce qu'une heure, au cours de la semaine de référence, qui est disponible pour une embauche dans les 15 jours et qui a cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en a trouvé un qui commence dans les trois mois. De la classification des demandeurs d'emploi dépend également tout un système d'aide, de droits, d'allocations et même de formation.

 

 

 

2 945 000

 

Fin juin, le nombre de chômeurs avait encore augmenté de 0,8% sur un mois, soit environ 24 000 personnes ayant perdu leur emploi au cours du mois de juin.

 

Le nombre total de sans emploi de la catégorie A concerne désormais, en France métropolitaine, au moins 2 945 000 personnes. Les plans sociaux annoncés chez Peugeot, Air France, Sanofi, etc... ne contribueront certainement pas à inverser la tendance!

 

En ajoutant les demandeurs d'emploi des catégories B et C, exerçant des activités réduites de plus ou moins 78 heures par mois, ce sont plus de 4 millions de personnes qui sont inscrites à Pôle emploi et tenues à des actes positifs de recherche. Les plus touchés restent les jeunes et les seniors.

 

 

 

2 861 700

 

Le nombre des chômeurs a continué d'augmenter en janvier, pour le cinquième mois consécutif. Dans la catégorie A des sans emploi, en France métropolitaine, ce sont désormais 2.861.700 personnes, soit 13.400 de plus qu'en décembre (+0,5%), qui se retrouvent sans aucune activité, même réduite. Sur un an, la hausse s'établit à 6,2%.

 

En incluant ceux qui exercent une activité réduite, 4.258.200 demandeurs d'emploi cherchaient un travail fin janvier, soit une hausse de 4.800 personnes (+0,1%). Avec les Départements d'outre-mer (DOM), le nombre total de demandeurs d'emploi recensés, ayant ou non une activité réduite (catégories A, B et C), était de 4.525.900.

 

 

 

2 844 800

 

Le blog de Claire Guélaud, journaliste au MONDE, 26 décembre 2011

 

Pour le troisième mois consécutif depuis la rentrée, le nombre des chômeurs a fortement augmenté (+ 1,1%) en novembre dans la catégorie A, celle des sans emploi n'exerçant pas d'activité réduite, pour s'établir à 2 844 800 en France métropolitaine (+ 29 900) et à 3.080. 500 en comptant les Dom. Dans cette catégorie qui sert de baromètre officiel du chômage, on recense 91.100 chômeurs de plus en trois mois, une détérioration marquée sans doute liée à la retombée en récession de la France.

 

En ajoutant aux sans emploi les demandeurs d'emploi en catégories B et C, qui exercent des activités réduites de plus ou de moins de 78 heures par mois, le nombre des personnes inscrites à Pôle emploi et tenues à des actes positifs de recherche s'élevait à 4 244 800 en France métropolitaine et 4 510 500 en France (Dom compris).

 

Trois caractéristiques des chiffres de novembre méritent d'être soulignées : la situation des jeunes (moins de 25 ans) sur le marché du travail se détériore à nouveau (leur chômage augmente de 2,2% dans la catégorie A comme dans les catégories A,B,C); les entrées à Pôle emploi accusent une forte hausse (+ 9,1%) en un mois et les motifs d'inscription au chômage ont changé avec le gonflement des licenciements.

 

Le chômage, qui frappait jusqu'alors essentiellement les intérimaires et les personnes en contrée à durée déterminée (CDD), commence probablement à s'étendre aux salariés en contrat à durée indéterminée.

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 11:02

| La Tribune |   Jeudi 6 septembre 2012          par Philippe Mabille

 

Espérée depuis le début de la crise grecque, la décision historique du président de la Banque centrale européenne de racheter de façon illimitée des dettes souveraines pour des maturités allant jusqu'à trois ans est le premier vrai tournant de la crise. 

 

Le 26 juillet, puis le 2 août derniers, le président de la BCE avait mis en garde tous ceux qui s'apprêtaient à spéculer sur l'éclatement de la zone euro au cours de l'été, se déclarant prêt à faire "tout ce qui est nécessaire pour préserver" la monnaie unique..., ajoutant une phrase assez mystérieuse pour frapper les esprits : "Croyez moi, cela sera suffisant" ("Believe me it will be enough"). 

 

La BCE se dit ainsi prête à utiliser une arme puissante appelée sur les marchés le "gros bazooka", c'est-à-dire à procéder si nécessaire à des achats illimités de titres de dette publique des pays sous assistance financière, sur des maturités allant de un à trois ans, avec l'argument qu'une telle intervention ne contrevient absolument pas au principe dit de "no bail out" du traité de Maastricht, puisqu'il s'agit d'opérations de politique monétaire qui est de la seule responsabilité de la banque centrale indépendante.

 

Réunifier les taux d'intérêt

 

Or, même s'il y a mis des formes et l'a assorti de strictes conditions pour les pays bénéficiaires (le respect de leurs engagements budgétaires), le programme de rachat de dette présenté hier par Mario Draghi s'inscrit bien dans ce cadre: il s'agit pour la BCE de « s'assurer de la bonne transmission de la politique monétaire et de son unicité » (« singleness »). En d'autres termes, le président de la BCE affirme sa ferme volonté de réunifier les taux d'intérêt des différents pays de la zone euro, qui ont divergé de façon anormale et spectaculaire depuis trois ans.

 

En principe, dans une zone monétaire unique qui fonctionne bien, les taux d'intérêt doivent être uniques : c'est ce que l'on observait avant le début de la crise grecque, jusqu'à ce que le doute s'installe chez les investisseurs sur la solvabilité des différents Etats membres. Ce doute apparu à cause des mensonges budgétaires de la Grèce s'est transformé en panique lorsqu'Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont appelé à Deauville à une participation des investisseurs privés à une restructuration de la dette d'Athènes. La confiance des prêteurs dans la qualité des risques souverains s'est alors évanouie, et la crise grecque s'est propagée dans toute la zone euro.

 

Mario Draghi est allé le plus loin qu'il le pouvait pour mettre fin à une crise autoréalisatrice, propagée par les taux d'intérêt meurtriers exigés à la Grèce, l'Italie, l'Espagne ou le Portugal, qui n'ont jamais été récompensés des efforts qu'ils ont fait. Cette injustice impitoyable des marchés justifie une intervention massive de la BCE pour réunifier peu à peu les taux d'intérêt.

 

Les dangers d'une stratégie irréversible

 

La stratégie de la BCE peut marcher, mais elle n'est pas exempte de dangers. Elle peut marcher parce qu'elle ressemble, à s'y méprendre, à la façon dont la Banque de France et la Bundesbank ont mis fin en 1994 avec succès à la crise spéculative du franc français. Les marges de fluctuation du système monétaire européen avaient été supprimées et les banques centrales avaient signé un accord d'intervention illimité. Sans repères, les spéculateurs avaient cessé leurs attaques. Le gros Bazooka de Mario Draghi procède du même principe : le président de la BCE s'est bien gardé de donner une indication aux marchés sur le niveau de taux d'intérêt jugé excessif à partir duquel la banque centrale interviendra. Dans l'idéal, l'espoir secret est bien évidemment que la BCE n'ait pas besoin de se montrer très souvent pour convaincre de son sérieux.

 

Certes, mais pour montrer qu'il a bien une balle dans son pistolet, Mario Draghi a pris des risques. Il a violé la culture allemande de stabilité qui assimile le rachat des emprunts d'Etats à une monétisation de la dette publique, première étape vers l'hyperinflation. On peut comprendre l'inquiétude d'un peuple dont les parents ont connu par deux fois au XXème siècle la faillite monétaire. Mais la BCE a pris toutes les précautions pour apaiser ces craintes : les éventuels achats de dette seront stérilisés. Autre risque à ne pas négliger, celui d'une nouvelle détérioration de la qualité du bilan de la banque centrale, qui a gonflé démesurément depuis trois ans.

 

De fait, jamais la BCE n'était allée aussi loin pour convaincre les marchés de l'irréversibilité de l'euro. C'est d'ailleurs bien ce qui dérange au fond l'Allemagne et les pays du Nord de l'Europe. Le programme Draghi rend encore plus impossible le démontage de l'euro, parce qu'il faudrait que les pays membres épongent les pertes éventuelles en cas de sortie de l'un d'entre eux.

 

Le tournant de la crise ?

 

C'est aussi en cela que l'action de la BCE constitue un tournant. Elle donne du temps aux gouvernements et aux opinions pour avancer sur le volet politique de l'union fiscale et bancaire tout en rendant encore plus nécessaire et urgent le basculement vers une Europe fédérale. Parce qu'elle est conditionnée au respect des programmes d'ajustement exigés des pays les plus fragiles de la zone euro, la décision de Mario Draghi renforce la pression sur les gouvernements pour qu'ils accélèrent la marche vers l'adoption du pacte budgétaire européen, le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) signé en février dernier. Au risque que les opinions publiques rejettent ce qui pourrait apparaître aux yeux des eurosceptiques comme un façon d'imposer le fédéralisme par la peur de l'explosion.

 

L'Europe s'apprête à vivre cet automne des événements spectaculaires et plus historiques que jamais...(à suivre jeudi 12 septembre avec la décision de la Cour consitutionnelle allemande sur le MES et le TSCG...).    link 

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 23:04

Exclusion des sans-papiers du système de santé gratuit espagnol par le gouvernement de Mariano Rajoy. Motif invoqué: la réduction des dépenses publiques dans le cadre du plan d'austérité!

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 23:04

| Le Monde | vendredi 3 août 2012       par Claire GATINOIS

 

L'Allemagne a prêté 46,1 milliards d'euros à la Grèce. Or, Berlin finit par l'admettre: le pays a aussi économisé 60 milliards sur sa propre dette, grâce aux taux planchers. Dont la France bénéficie aussi.

 

Pour le quotidien "Bild", Berlin profite de la crise européenne:

 

Jusqu'ici, les rôles étaient bien répartis au sein de la presse allemande. D'un côté, le sérieux Handelsblatt, la "voix de la raison", jouait volontiers les euroenthousiastes. De l'autre, le Bild, quotidien populaire le plus lu du pays, eurosceptique convaincu, multipliait les "unes " méprisantes et provocatrices envers la Grèce. 

 

Que le Bild ait titré l'un de ses articles, mercredi 1er août, "L'Allemagne gagne de l'argent grâce à la crise" prend donc un sens tout particulier. Le quotidien reconnaît que Berlin profite, depuis le début de la crise, de taux d'intérêt faibles qui lui permettent d'économiser de l'argent. Beaucoup d'argent: 60 milliards d'euros en trente mois, affirme le journal, s'appuyant sur les calculs d'un analyste de la Bremer Landesbank....

 

Le chiffre avancé par Bild semble cohérent pour Jean-Baptiste Pethe, économiste chez Exane BNP Paribas: l'Allemagne, dit-il, emprunte à des taux à dix ans de l'ordre de 2% cette année, contre 4% avant la crise. La dette du pays étant de 1.400 milliards d'euros, une baisse des taux de deux points de pourcentage permet d'économiser 28 milliards d'euros d'intérêt par an, indique-t-il. Sur trente mois, on avoisine donc un gain de 60 à 70 milliards.

 

Les bénéfices que tire Berlin de cette situation ne s'arrêtent pas là. La baisse des taux auxquels l'Etat se finance se répercute sur tout le marché du crédit dans le pays, qu'il s'agisse des crédits immobiliers ou de ceux auxquels les chefs d'entreprise allemands empruntent. 

 

Ces profits compenseraient largement les 46,1 milliards d'euros prêtés par l'Allemagne à Athènes dans le cadre des deux plans de soutien à la Grèce. De quoi clore le débat sur le fait que Berlin paie cher l'inconséquence des Grecs...

 

Les Etats-Unis et la France bénéficient aussi de cet environnement très spécial du marché de la dette. Les taux des emprunts français à dix ans ont atteint un plus bas historique, mercredi, à près de 2%...

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 23:06

Le Monde | dimanche 29 - lundi 30 juillet 2012           par Claire GATINOIS

 

La crise de la zone euro s'étend maintenant à l'ensemble de l'union monétaire. Qu'ils soient vertueux ou pas, compétitifs ou non, peu de pays échappent à la "contamination" économique des turbulences du marché des dettes souveraines. 

 

Même en Allemagne, modèle en tous points, les entrepreneurs commencent à sentir que les affaires marchent moins bien (Le Monde du 28 juillet). Qui plus est, la première économie de la zone euro est menacée de perdre son Aaa, nous dit l'agence de notation Moody's. 

 

Certains redoutent que la situation économique ne s'envenime sérieusement. Au point d'aggraver le surendettement des pays fragiles, de les pousser à sortir de la zone monétaire et de faire exploser cette dernière. 

 

Le risque n'est pas seulement financier. Il est aussi politique. Un pays peut partir de l'union non pas parce qu'il y est forcé, mais parce que sa population, exaspérée, le désire.

 

La menace est réelle. D'abord parce que europhiles comme europhobes doutent que, dans l'esprit des ménages et des chefs d'entreprises, l'euro soit "irréversible" comme l'affirme le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi. 

 

"Le mot irréversible est tout à fait faux", juge l'économiste Eric Chaney, directeur de la recherche chez Axa IM. "L'euro est une construction démocratique. Personne n'a forcé un pays à entrer dans l'union monétaire, personne ne peut l'empêcher d'en sortir", souligne-t-il. 

 

Reste à identifier ce qui pourrait pousser l'opinion publique d'un pays à vouloir abandonner la monnaie unique.

 

On pense spontanément à la Grèce, où s'accumulent les plans d'austérité. On imagine que l'euro ne mérite peut-être pas ces sacrifices aux yeux de la population. Que les petites remarques les qualifiant tantôt de tricheurs tantôt de fainéants commencent à suffire. 

 

Des raisons d'être amers

 

Pourtant non. A Athènes, on reste très attaché à la monnaie unique, comme le révèle l'étude du Pew Research Center de mars-avril. La menace est donc ailleurs.

 

M. Chaney s'inquiète de l'Italie, ce pays où "l'euro est perçu de la façon la plus négative", observe-t-il.

 

Une conclusion confortée par un récent sondage, affirmant que 56% des Italiens regrettent l'entrée de leur pays dans l'euro.

 

Les Italiens ont des raisons d'être amers: la hausse de la TVA, la réforme des retraites et celle du marché du travail pour désendetter le pays et le rendre plus compétitif, semblent avoir été menées en vain. L'Italie continue d'être sanctionnée par les marchés. Résultat: la cote de popularité de Mario Monti, l'actuel président du conseil, décline: 84% des Italiens avaient une opinion positive de lui à son arrivée, contre 40% aujourd'hui. 

 

Certains redoutent qu'aux prochaines élections législatives italiennes, prévues en mai 2013, un candidat fasse campagne sur la sortie de l'euro. Pourquoi pas Silvio Berlusconi? L'ex-chef du gouvernement, tenté par un retour sur le devant de la scène politique, souligne qu'évoquer cette option n'est pas un "blasphème".

 

M. Monti n'est pas le seul dirigeant en danger face à la montée de l'euroscepticisme populaire. En Allemagne, crise aidant, on commence aussi à s'agacer. Mais pour Jean-Paul Fitoussi, de l'Observatoire français des conjonctures économiques, le problème le plus inquiétant est en Europe du Nord. 

 

Aux Pays-Bas, où les eurosceptiques sont déjà présents, la récession attendue pourrait déboucher sur un "réflexe anti-euro", alerte Gilles Moëc, chez Deutsche Bank.

 

Et que dire de la Finlande, où la presse rapporte que le pays préférerait sortir de l'euro plutôt que de payer les dettes des autres? Les ménages seraient agacés d'être emportés dans la tourmente à cause de pays incapables d'éponger leurs déficits.

 

Il est urgent d'attacher plus d'importance aux dangers politiques, conclut M. Chaney. Et d'expliquer aux populations que la monnaie unique est un atout avant qu'elles ne soient persuadées du contraire.

 

 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 23:06

| Le Monde | vendredi 20 juillet 2012    

       

par André Orléan, économiste, directeur d'études de l'EHESS et président de l'Association française d'économie politique (extraits)

 

 

Le capitalisme est une économie violente et anarchique qui a pour principe le désir d'enrichissement sans limite des individus... L'accumulation de marchandises n'est qu'un des aspects de sa dynamique, le plus immédiat. Tout aussi importante est la circulation des signes monétaires et financiers, car c'est elle qui livre la clef des enchaînements récessifs...

 

Entre son plus haut en 2007 et son plus bas en 2009, la moitié de la capitalisation boursière mondiale s'est volatilisée, soit une perte de 25.000 milliards de dollars. C'est assurément une destruction colossale de valeurs, l'équivalent de la moitié des richesses produites en un an sur la planète ou dix fois le produit intérieur brut de la France, mais il n'est pas évident d'en saisir le sens comme la portée...

 

Il ne faudrait surtout pas croire que cette difficulté aurait pour origine la nature rationnelle du chiffre, le fait que nous aurions soudainement quitté le monde des affects pour entrer dans celui du calcul. Rien n'est plus faux. Il faut même dire à l'inverse que le monde de la monnaie et de la finance est un monde saturé d'affects.

 

Nulle part ailleurs, le désir d'enrichissement ne s'exprime d'une manière plus puissante. Ce qui fait problème est le sens de ce désir, sa nature énigmatique...

 

Le 15% de rendement exigé par les actionnaires n'est nullement le résultat d'une analyse rationnelle... 

 

Les économistes peuvent apprendre beaucoup des artistes lorsqu'ils mettent en scène la logique des passions et des croyances. 

 

 

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 12:52

L'agence de notation Moody's, en mettant sous surveillance la note triple A de l'Allemagne, pointe le fait que la stabilité de la zone euro ne peut pas dépendre de la santé économique d'un seul pays. C'est sans doute pour cette raison que Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, est intervenu pour rassurer les marchés, au début de la semaine, alors que les bourses s'étaient mises à dévisser, en déclarant que son institution était prête à soutenir la zone euro par tous les moyens... moyens considérés comme non orthodoxes depuis la création de la BCE! L'éclatement de la zone euro paraît désormais inéluctable si les dettes souveraines ne sont pas prises en charge, d'une façon ou d'une autre, par la BCE.  

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