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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 11:42

Avant, sur ses brouillons de papier, le geste de l'écrivain consistait à raturer. L'effacement était rendu visible par le dessin, blocs de phrases libres ou raturées alternées, du manuscrit raturé. La rature était un effacement que le lecteur pouvait s'approprier, et que l'écrivain pouvait conserver comme une trace de la maturation de sa pensée. Aujourd'hui, produit fini (?!), le texte est livré scintillant sur fond d'écran-papier glacé. L'écriture-dessin est remplacée par l'écriture-piano sur les touches du clavier...

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 23:04

J'enlève les serviettes de toilette du séchoir et je les plie pour les ranger. Pour les utiliser, je les déplie. Combien de fois? Répétition des gestes et des postures. Je ploie, je me déploie. Je défroisse les mots, j'arrange les plis de mes phrases. Je n'aime pas repasser car je m'ennuie devant la table, mal au dos, fatigue. Je n'aime pas me courber en écrivant. Je regarde mon ordinateur droit dans les yeux. Les pages virtuelles s'affichent, s'effacent, se déroulent comme un papyrus dans le cadre rectangulaire de son écran. Souvent mes pensées s'effilochent comme le tissu du linge de la maison. Je tâche de les recadrer dans les fenêtres de temps que le travail routinier laisse ouvertes. Je ne peux rien contre l'usure, sinon parfois, raccommoder. Je suis Sisyphe, je ploie, je me déploie... 

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 23:04

Je vais et je viens dans la cuisine. Toujours les mêmes gestes, les mêmes pas, la même danse entre la table et le fourneau. En lavant la vaisselle, je regarde par la fenêtre au-dessus de l'évier. Le hêtre qui me fait face est un compagnon apaisant. Je guette les mésanges qui s'agripperont à ses branches, et le rouge-gorge qui se posera plutôt sur le noisetier voisin. Mon ami l'écureuil est un autre familier qui fait plusieurs fois par jour le tour du jardin. Justement, il approche, je le vois sur le seuil contre la porte vitrée. Le feuillage tempère et filtre la lumière du soleil. J'aime cette frondaison douce. Qui donne le "la"? Je m'imaginerais bien, toute-puissance enfantine (!), en chef d'orchestre...  

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