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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 15:12
Concours de nouvelles EDILIVRE

Pour la cinquième année consécutive, EDILIVRE renouvelle son concours de nouvelles

gratuit et ouvert à tous : "48h pour écrire".

 

Ce concours est organisé en collaboration avec

Idéecadeau.fr, Clairefontaine, Exploratology et L'Étoile des Gourmets

de nombreux lots sont à gagner.

 

Pour participer, il vous suffit de vous connecter sur le site www.edilivre.com 

le vendredi 22 septembre à 19h

pour connaître le thème de cette nouvelle édition. 

 

Vous aurez alors 48 heures pour rédiger et envoyer votre nouvelle. 

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 15:04

     Elle avait commencé par dessiner. Pourquoi diable s'éloigner de la ligne pour aller chercher les couleurs? Claudine aimait le dessin comme on aime l'écriture. L'épure, la conceptualisation, une certaine idée de la beauté et de la vie, la recherche d'un sens gagné laborieusement une ligne après l'autre sur un chemin tracé chaque jour. Le dessin attire l'ombre comme la musique le silence [ link ]. L'âme de l'artiste s'y repose avec joie. Mais l'ombre finit toujours par faire parler la lumière et le silence par réveiller les notes. Claudine hésitait cependant à quitter son havre de paix. La tentation de se plonger dans le monde chatoyant des couleurs n'allait-il pas la priver de l'essentiel? C'est alors qu'elle découvrit de merveilleux petits bâtons de craie colorée appelés pastels. Elle se mit à les tenir entre ses doigts comme les crayons familiers de l'écriture-dessin. Puis, mue par la curiosité, elle souffla sur la poudre de pigments comme sur des braises. Il n'était plus temps de reculer. Comme Alice au pays des merveilles, Claudine venait d'entrer dans un nouveau monde fabuleux qui allait l'attirer dans des aventures incroyables [ link ]. Claudine-Alice tentait toutefois de maintenir son cap initial. Elle se surprenait en train de réciter pour la énième fois en son for intérieur le poème de Rimbaud qui donne un nom de couleur aux voyelles ou le nom d'une voyelle aux couleurs. Et, de façon insensible puis de plus en plus consciente, elle se mit en quête de la Couleur. Aujourd'hui, elle développe (ce n'est pas une maladie) une mystique de la Couleur. Ses ami-e-s ont profité avec bonheur de sa période bleue. L'expression est en réalité inexacte car, chaque couleur faisant individuellement l'objet de la même quête, les périodes se superposent [ link ]. Le projet de Claudine n'a, en dépit des apparences, pas changé d'un iota depuis sa période dessin. Elle continue d'exprimer cette idée de la beauté et de la vie à la fois singulière et universelle qui la caractérise, elle continue de rechercher l'épure et la conceptualisation de ses premiers dessins [ link ]. Et nous, nous nous laissons emporter par l'océan ou le ciel de ses tableaux, qu'elle élabore souvent en compagnonnage littéraire avec Isabelle Pariente-Butterlin [ link ]ou Francis Royo [ link ]. En admirant ses pastels, nous retrouvons dans son sillage la paix, la joie et le repos spirituel [ link ].                                                               

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 00:04

 

Refuge pour les dépaysés:

 

 

http://lescosaquesdesfrontieres.com/a-propos/

 

http://lescosaquesdesfrontieres.com/2013/12/14/gens-de-bien-gens-de-peu/

 

 

Il n’y a pas besoin d’émigrer pour se sentir dépaysé. Le monde autour dépayse.

 

Donc, on se réfugie souvent dans sa tête, où l’on se trouve sur son propre terrain. Dans son propre pays ou les autres n’arrivent jamais, sauf pour des visites à la frontière. Où l’on peut se reposer, la nuit, aux bords d’un lac blanc où croissent les fleurs du silence nourricier. Où l’on peut lire, se penchant au-dessus les épaules de Fosco Zaga, l’ancien Livre secret de son grand-père Renato, sept pages blanches montrant que tout est encore possible.

 

Où l’on peut voyager verticalement, comme fit remarquer Johan Brouwer, un écrivain hollandais des années trente, dans la toute petite cellule de prison où il était enfermé longtemps pour un meurtre passionnel, avant de devenir un hispanologue fameux et d’être fusillé par les allemands pour un acte héroïque.

 

Il faut défendre ce territoire. Le désert est tout autour; les tartares, viendront-ils ? On guette, on garde son territoire, on s’imagine un cosaque des frontières.

 

Il y a beaucoup de cosaques des frontières, gardant leurs domaines. Parfois, ils se réunissent dans la ville, autour une table dans une grande volière, pour échanger des renseignements, dans un besoin – malgré tout – d’un peu d’amitié et de reconnaissance. Où les petits oiseaux vont-et-viennent.

 

Je suis très heureux que Brigitte Celerier, Anh Mat, Dominique Hasselmann, Serge Bonnery, Anna Jouy, Christine Zottele, Françoise Gérard et Lelius ont gracieusement accepté de me joindre.

 

 

jan doets

 

 

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 23:04

 

Ce texte a été publié une première fois par Isabelle Pariente-Butterlin sur son blog aux bords des mondes linkle 15 juin 2013.

 

 

Seuls les hommes libres sont très reconnaissants les uns à l’égard des autres. [1]

 

Il devrait être possible, on peut en avoir l’espoir, on peut se tenir à cet espoir comme à un fil tissé pour traverser les jours jusqu’aux berges de la nuit, comme on se retient à une texture dans laquelle avoir confiance, sur laquelle refermer la main simplement, il devrait être possible d’explorer cette reconnaissance à l’égard de la présence, et de la conserver à l’absence même des autrefois présents, de ceux qui, autrefois présents, nous ont ouvert un chemin dans le monde.

 

On voudrait les aimer et aimer leur absence, se fondre en elle, ne pas la repousser, l’accepter dans le cours de la vie. On voudrait pouvoir cesser de la leur reprocher et de la reprocher au monde. On voudrait se sentir aussi apaisés dans leur absence qu’on l’était dans leur présence, on voudrait savoir tenir la note. Il est difficile de continuer à être heureux quand l’un se retire du monde, s’efface de la trame, laisse la texture vide, tendue, prête à l’accueillir, et pourtant muette. L’instant est déstabilisant. On ne sait pas comment se retenir, ni à quoi, on commence par le vertige, devant l’immensité de ce qui se retire du monde comme une vague.

 

C’est comme si une vague se retirait tout à la fois, et du temps et de l’espace.

 

Il faudrait savoir se tenir au plissé du tablier de la mère de Simon Hantaï, du moins à la surface de ce qui en fait office dans notre mémoire, et dans le monde, il devrait suffire de se tenir à elle pour traverser le monde. C’est ce que nous dit Simon Hantaï et qu’il faudrait savoir entendre, dans le froissement des toiles et des textures, c’est ce point ultime de liberté qu’il nous indique, dans la structure bleutée du tablier de sa mère. Demeurer libres et reconnaissants à l’égard de la structure du monde et lui garder notre confiance.

 

Comme on tendait la main pour saisir la tienne. Comme on se tient à ta main, en dehors des modalités de l’absence ou de la présence. Elles ne sont que des modulations, rien d’autre que des modulations, et ta présence et la gratitude à son égard continue de se moduler dans le silence de l’absence. Il faudrait ne pas oublier comme ta main s’est tendue vers nous, nous a tenus et portés dans les mondes [2].

 

"Mais à la vérité, tout est miracle. " [3].

 

Il faudrait savoir regarder le monde en se répétant cela, très doucement, et même ton absence, oui, même elle, il faudrait pouvoir la regarder en se disant que tout est miracle et qu’il est miracle qu’elle nous ait porté à ce point-là du temps et de l’espace. Il faudrait se glisser en elle, en se disant que c’est miracle que le monde ait su ainsi nous porter et nous déposer, à ce point du temps, à ce point où nous en sommes, comme une vague qui a soulevé un nageur et l’a ramené à bon port. Il faudrait accepter que l’absence nous porte comme la présence nous a portés, il faudrait pouvoir être aussi heureux de ton absence, qu’on l’a été de ta présence, et l’aimer tout autant qu’elle.

 

"Mais à la vérité, tout est miracle.", il est si difficile de le penser et d’avancer dans le monde avec cette certitude.



Isabelle Pariente-Butterlin _ Licence Creative Commons BY-NC-SA
1ère mise en ligne et dernière modification le 15 juin 2013.

 

[1] Spinoza, Éthique, proposition LXXI.

[2] Les variations du pluriel et du singulier sont entièrement pourvues de signification.

[3] Martin Buber, Les récits hassidiques, p. 152. 

 

 

 

 

 

 

 

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 13:45

Alors que les autorités publiques ont pris la décision, depuis de nombreuses années, d'agir dans le sens de la disparition des études de lettres classiques, Danielle Carlès, professeur de lettres et de philosophie, met à la disposition des internautes, sur son site Fons Bandusiae [link], les textes latins qu'elle traduit chaque jour pour son plaisir et pour le nôtre. Nul besoin d'être un-e latiniste averti-e; avec générosité, Danielle Carlès conduit son lecteur pas à pas. Comme dans la prestigieuse collection Guillaume Budé, le texte ancien figure à côté de la traduction qui l'accompagne. Les difficultés particulières de chaque texte sont expliquées par Danielle. Le contexte littéraire et historique est abordé et commenté avec toute la finesse et la science de la traductrice. C'est avec gratitude que les latinistes de coeur se tournent désormais vers les publications de son site [link].

 

 

 

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 17:54

 

 

 FG 1972FG 2007

 

 

 

        link

 

     Il me semble que la représentation, l’image des morts, est comme une première pierre sur le chemin initiatique de la vie. La première rencontre que nous faisons avec la mort est dans ce regard perdu que nous renvoient les photos des disparus. Ces photos sont sans doute l’équivalent, en beaucoup moins brutal, des crânes que les moines, dans leurs cellules, sont amenés à contempler quotidiennement comme le rappel de leur finitude. Nous voudrions effacer la mort. Mais peut-être plus encore la douleur de l’absence. Notre finitude ne serait pas si dramatique sans la douleur provoquée par la disparition de nos proches. Nous voudrions effacer la douleur. Parfois, elle s’apprivoise. Mais, parfois, non. L’écrit, plus que l’image, peut apprivoiser la douleur. L’image reste frontale, tandis que l’écrit se plie à tous les jeux, à tous les mouvements vivants de la mémoire. Vient alors un moment où, parfois, des profondeurs de la phrase et sur le terreau qu’elle a accumulé, se greffe un certain besoin d’image, comme une ponctuation ?...

 

     link 

 

 

 

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 19:44

par Isabelle Pariente-Butterlin, aux bords des mondes, le 31 août 2012

 

Je me fabrique patiemment des images pour plus tard.

 

Pour quand ce sera trop tard. Pour quand tu ne m’appelleras plus constamment au point qu’écrire une phrase doit se faire en cachette ou à des horaires particuliers si je veux pouvoir la déployer dans mon esprit et sur la page en même temps, pour éviter les décalages qui rendent la respiration difficile et hachée quand on la lit. Il viendra un temps où tu n’interrompras plus le déploiement de mes phrases tous les jours et je ne suis pas pressée que ce temps vienne.

 

Tu as inséré ta présence dans mes jours. Je ne sais pas comment je ferai plus tard. Tu les bouscules, tu les places en équilibre instable et je ne veux surtout pas les ouvrir unidimensionnellement devant moi. Je n’aimerai pas revenir à cet écoulement régulier du temps.

 

C’est toi qui protestes sans relâche aux applications de crème solaire sur le visage et vis comme une injustice que je ne m’en mette pas. J’aime trop les froncements de ton front et de ton nez quand tu tends vers moi ton visage pour ne pas attendre tes protestations. C’est toi qui cours vers la mer trop froide pour moi et qu’il faut cette envie radicale d’être avec toi et de te protéger pour que j’affronte les degrés qu’il lui manque. C’est toi qui cours au loin vers les vagues, qui fends leur déroulement et qui éclates de rire en disparaissant sous l’eau en sorte que je ne peux pas faire autrement que te chercher dans les vagues et attendre de recevoir dans le regard les couleurs vives de ton maillot de bains que j’ai choisi à dessein évidemment. Il me reste encore quelques ruses que tu n’as pas découvertes.

 

Moi pour qui le monde est en somme assez flou et incertain, suis capable de te retrouver sur la plage ou dans la mer avec une parfaite précision. Je reconnais ta silhouette alors même que mon regard ne m’en dis pas assez. Je reconnais ton pas et la cadence de sa musique entre toutes les cadences possibles des pas. Je devine sous l’eau les mouvements qui sont les tiens. J’ai fini par développer un sens de toi très fin, et qui me sert plus que tous les autres dans la journée. Il traverse toutes mes pensées et toutes mes phrases, tous mes instants, même si je ne le manifeste pas.

 

Tu as déplacé la ligne de ma présence au monde, tu en as modifié les contours, et ce faisant, sans rien en savoir, sans le vouloir, avec une netteté parfaite du geste, tu m’as installée au plus près de moi ; moi non plus je n’en savais rien. C’est devenu une évidence joyeuse et aussi fragile qu’elle est forte.    link 

 

Isabelle Pariente-Butterlin, aux bords des mondes.



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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 23:04

 

Brigitte Célérierlink ] brode la toile du net avec les mille petits riens qui font la saveur de sa vie quotidienne, celle-ci devenant partie intégrante de la nôtre au fil des lectures. Ah, l'écriture inquiète [ link ] de Brigitte Célérier! Elle avance sans en avoir l'air, d'un pas hésitant mais patient, d'une plume qui doute mais qui trace, accompagnée de photographies qu'elle prétend souvent ratées [ link ] mais qui illustrent pertinemment l'objet de son propos (qui n'est pas tant de montrer une perfection achevée que  l'accompli imparfait [ link ], les modestes travaux des jours...), et se demande sans cesse s'il convient de continuer à nourrir Paumée (tout un programme!), son blog [ link ].

 

Brigitte Célérier cultive l'amour discret de l'humain, qui perdure en dépit de tout, la maladie, la malchance, les déceptions, les désillusions, les insuffisances, les limites des uns, des autres ou de soi-même. Ses sorties quotidiennes dans les rues d'Avignon sont l'occasion de cueillettes qu'elle nous fait partager dans les billets de son blog comme autant de pépites qui nous font admirer l'art avec lequel, mine de rien, elle promène son regard et son coeur sur le monde et sur les gens. C'est ainsi que, sur le chemin du retour vers ce qu'elle appelle "l'antre", chargée de cabas mais la tête dans les nuages, elle s'arrête soudain, "émerveillée par le coeur qui filait lentement, allongé dans le ciel, au dessus de ses [mes] pas"  [ link ]...

 

Evidemment, Brigitte Célérier nous fait profiter des merveilles qu'elle glane au cours du festival d'Avignon et, tout au long de l'année, à l'occasion des programmations du calendrier culturel de la ville, sans oublier le fruit de ses lectures [ link ], riches et denses, qui occupent le temps libre au fond de "l'antre". Celui-ci devient ainsi - aussi - notre refuge. Et, dans le soir qui descend, nous faisons retour avec elle sur la journée écoulée, en tirons ce que pouvons, et nourrissons notre imaginaire de la cueillette du jour...  

 

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 23:04

 

Le soleil ne se regarde pas ou rend aveugle. Francis Royo est l'un(e) des rares à tenter et à réussir l'impossible [ link ].

 

Les mots qu'il distille sont condensés jusqu'à la fulgurance du sens et le lecteur est comme frappé par la foudre. Il est donc possible de saisir l'éclair, de dire cela comme cela, avec des mots si justes, si justement choisis pour appréhender ce qui échappe?

 

Francis Royo dit la condition humaine, la condition commune, avec des accents hors du commun [ link ]. 

 

Son regard est implacable [ link ], mais tendre [ link ].

 

Il dit mieux que personne à quel point nous sommes inconsolables [ link], enfants perdus que nous restons à jamais [ link ].

 

Sa parole est d'or [ link ]et de silence [ link ]. Elle coule sur le sablier de l'existence [ link ]. 

 

Le puits sans fond de l'exil [ link ] où elle prend sa source lui donne des accents pascaliens [ link ], adoucis parfois, à la façon de Montaigne [ link ], par une méditation à la mesure de l'homme [ link ].

 

Sur les chemins, nous respirons avec Francis Royo les odeurs de la terre mouillée [ link ], et nous ressentons le poids de nos pas [ link ]. Rimbaud n'est pas loin, et Verlaine.

 

Il lui arrive de céder à un rêve de bonheur [ link ].

 

Là derrière les soleils et les ombres sur les pentes frayées à coups d’épaule il y a toujours

cette merveille étrange qui n’a pas encore de couleur et qu’il faut inventer d’urgence

 

                                                                                                            Bribes 5.2- 25 avril 2013

                                                                                                                        

 

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 13:49

Se retirer aux bords des mondes est possible ici ( link ) avec Isabelle Pariente. Loin de la fureur et du bruit. Y respirer et y vivre en vérité est à la portée de qui veut bien se laisser guider par sa main expérimentée, amie, qui fraie un passage dans les endroits les plus reculés de la conscience que nous avons de nous-mêmes, de l'univers et du langage. Aux bords des mondes est un lieu unique d'intelligence, de sensibilité et de beauté. Cet alliage ou cette alliance élève et rend heureux. Isabelle Pariente est une artiste qui polit ses phrases comme les galets de l'océan qu'elle aime tant. "Il importe sans doute pour moi... que je me souvienne toujours avoir eu comme jouet préféré le langage." Elle "continue dans le langage ce geste qui a été celui de [mon] son enfance". Chaque phrase est un fil tendu à la frontière poreuse des bords des mondes. Elle traque à chaque instant le point de fuite où se frôlent les extrêmes et l'impensable. Le geste d'écrire est celui d'un promeneur solitaire dont la seule certitude est d'avancer un pas après l'autre. Je s'inscrit dans le monde comme le point d'insertion fragile de la lettre en contact avec la page, point noir sur fond blanc, fond brillant de nos écrans numériques. Car la dynamique des bords des mondes ne serait pas la même sur un simple support papier. "La structure des bords des mondes, explique-t-elle ( link ), est, depuis que j’écris sur Internet, une structure dynamique." "Par exemple, je ne savais pas que les images pour moi avaient une telle importance, je ne considérais pas que le sens de la vue était aussi central dans mon expérience du monde" (link )... Le carnet des images d'Isabelle Pariente est une merveille où se croisent et s'interpellent le dit et le vu, l'interprétation du réel et le réel imaginé, imaginaire. La logique interne au langage et à la pensée épouse le mouvement du monde dans l'apparence même qu'il nous livre. Aux bords des mondes est une immense pulsation, le battement d'un coeur qui devient le nôtre, un grand livre à lire et à relire sans discontinuer.     

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