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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Ballet d'oiseaux

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 03:22
     À l'occasion des vases communicants du mois de juin, Isabelle et moi nous étions spontanément répondu à chaque texte écrit par l'une ou l'autre sur le thème choisi, et, de fil en aiguille, avons découvert à la fin de cet échange que nous avions créé ensemble un texte homogène à quatre mains.

     Isabelle m'a proposé il y a quelques semaines de renouveler cette expérience d'´écriture-correspondance sur le thème de l'été, de nos étés passés et des images qu'ils faisaient surgir en nous. J'ai accepté, comme la première fois, avec enthousiasme.
      
     Nous avons décidé de mettre en ligne un à un, sur une période de 19 jours, les 19 textes écrits, dans l'ordre de leur écriture.

       L'air était à la fois si léger et si inhabituel, comme si le cours du temps avait été interrompu. Je me souviens des couleurs du ciel. Les crépuscules avaient des allures d'aurores boréales. Une palette de verts improbables rivalisait de fantaisie avec toute la gamme des couleurs chaudes. La nuit brillait comme une émeraude. Les étoiles scintillaient comme des diamants. La lune, au-dessus de nos têtes, serpe d'or, moissonnait les champs infinis. La fraîcheur de la nuit n'avait pas encore apaisé la chaleur du jour. Mes compagnons de route et nos hôtes ou nos guides se laissaient gagner par une sorte d'exaltation, riaient, chantaient, dansaient. Je me sentais aux aguets, tous les sens en alerte. Ce que je vivais était vraiment trop... extraordinaire. La nuit était excessivement belle, ce n'était plus une nuit. Dans la journée, nous avions vu des paysages sublimes. Le monde était beau, à couper le souffle. L'émotion suscitée par l'admiration pouvait réellement, me semblait-il, provoquer la mort. La contemplation de la voie lactée provoquait le sentiment étrange de se hisser au niveau d'un démiurge spectateur de son œuvre. Méditation et réflexions pascaliennes tournaient court devant la liesse et la fièvre ambiante. La raison abdiquait, passions et folie se tenaient à la porte. Résister, il fallait résister à tant de beauté, à tant d'émotions fortes... Je me souviens... Nous devions revenir à cet endroit l'été suivant, aller plus loin, vivre d'autres émotions encore plus rares... Ce moment est resté unique, ne s'est pas réitéré, sauf le ciel... Les ciels d'été, les nuits chaudes, la moisson des étoiles... Même à d'aussi grandes distances, sous d'autres climats... Le ciel déroule la toile du temps, rassemble et me fait voir les éléments épars de ma vie entre les rayons du soleil filtrés par les nuages... 

 


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Published by Le vent qui souffle - dans été(s)
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@aunryz 31/08/2014 13:40


Dire que l'on a ressenti cette peur 
que l'être explose
                    de bonheur


c'est supposer peut-être un peu trop
(le commentaire se doit d'être prudent)
je m'y risque
(le dé m'a donné un six)


Une telle peur a du habiter certains de nos (très) lointains ancètres
pour leur faire inventer (au moins en partie)
des génies "protecteurs"
exigeant un peu de "tenue" !


J'aime beaucoup ici
ce beau, "l'émotion suscitée" et l'expression de la crainte qu'elle provoque.  

Le vent qui souffle 01/09/2014 00:52


J'aime ce rapprochement avec nos (très) lointains ancêtres. Je pense en effet que nous ne pouvons qu'être frappés de stupeur et d'effroi face à la puissance de la nature. Sa beauté radicale perçue
dans des moments extrêmes prend un caractère impitoyable... Humaniser la nature, la rendre plus douce, plus favorable, par nos interventions ou celles de génies protecteurs supposés, devient alors
une nécessité...