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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

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Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

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     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

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          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 23:04

Nous habitions à la périphérie de A., dans une rue en terre battue desservie par trois pompes, l’eau courante serait installée dans chaque maison en 1963. Nous avions quitté une maison plus confortable mais dont le loyer était « trop cher » et qui n’avait pas de jardin pour y faire pousser des légumes. Nous nous nourrissions principalement de pommes de terre. Mon père avait gardé une prédilection pour le pain, qu’il bénissait d’un signe de croix avant d’entamer la miche. Les légumes de notre futur jardin constitueraient un appoint non négligeable à notre menu et au budget familial. Mon père avait aussi pensé aux fleurs que le jardin fournirait pour le cimetière. Le jour de la fête des morts, il pourrait mettre à profusion dahlias et chrysanthèmes sur les tombes de nos proches. Nous changions de commune mais nous ne nous déplacions que de trois rues. Le déménagement avait pu se faire avec une charrette à bras en quelques allers et retours. Je partais en éclaireur et faisais la mouche du coche. Excitée et joyeuse, je faisais de grands signes pour nous libérer le chemin, le déménagement, même à si peu de distance, restait une aventure.

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Published by Le vent qui souffle - dans jokari
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commentaires

brigitte Celerier 18/04/2013 00:10


je reconnais le signe de croix, j'ai surpris ma famille (catho mais qui a perdu l'habitude) en le faisant l'autre jour  - faut dire qu'il n'y a jamais de pain chez moi (pas bien) depuis
l'enfance.


J'imagine le déménagement

Le vent qui souffle 18/04/2013 11:27



La nourriture était à l'époque une préoccupation de chaque jour, comme elle tend à le redevenir en cette période de crise... Un grand merci pour votre lecture!