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  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 11:43

http://www.democratisation-scolaire.fr/spip.php?article108

 

 

En finir avec l'idée qu'enseigner est un art et pas une science

 

LE MONDE | 22.11.2013 à 11h34 • Mis à jour le 22.11.2013 à 12h55 | Par Maryline Baumard

 

 

Les failles de l'école primaire se révèlent une à une. Pendant des années, le collège a été montré du doigt comme responsable de tous les maux du système, comme lieu de cristallisation de l'échec scolaire. Depuis 2007 et le rapport du Haut Conseil de l'évaluation qui, le premier, a osé mettre en cause notre vieille institution venue de Jules Ferry, le vent tourne pour la « petite école » à laquelle les Français restent largement attachés.

 

Peu à peu, d'autres rapports ont listé ses lacunes. Des évaluations internationales en fin de CM1 mettent en exergue qu'elle apprend moins bien à lire aux enfants que celle des pays voisins. Cela s'est encore vu fin 2012 avec les derniers résultats de l'évaluation Pirls, ce programme sur le niveau en lecture à 9 ou 10 ans.

 

Le rapport de l'inspection générale « Bilan de la mise en oeuvre des programmes issus de la réforme de l'école primaire de 2008 » dont le chef de file a été Philippe Clauss, va plus loin. Il montre pour la première fois la distance qui reste à parcourir. Les quelque 300 000 maîtres du premier degré pensent bien faire, notamment en matière d'enseignement de la lecture, alors que le travail mené par l'inspection générale mesure que leur pratique n'est pas suffisamment professionnelle.

 

L'institution s'est longtemps cachée derrière la liberté pédagogique pour les laisser se débrouiller seuls. Mais l'heure est grave. Qu'un professionnel ne soit pas apte à mesurer que son travail n'est pas à la hauteur des attentes montre la faille intégrale d'un système. Que font les conseillers pédagogiques, censés aider les maîtres dans les classes ? Que font les inspecteurs, là aussi pour les aider à progresser ? Toute la hiérarchie intermédiaire est en cause. La France joue aux apprentis sorciers avec son école !

 

TRANSFORMER L'INSTITUTION

 

Ce rapport tombe à point nommé pour Vincent Peillon. Le ministre qui veut refonder l'école a un boulevard devant lui. Restera à voir si les portes d'entrée qu'il adopte suffiront pour transformer l'institution. La réforme des rythmes va redonner un peu de temps scolaire utile avec un matin de plus consacré aux apprentissages, certes. Les 7 000 maîtres supplémentaires qui vont arriver dans les écoles rencontrant des problèmes vont donner un peu d'oxygène, d'accord. Mais la plaie est profonde. Le coeur du problème reste la formation des maîtres. Là, il faudra que les ESPE fassent leurs preuves, et le travail sera ardu. Osera-t-on y délivrer aux futurs maîtres tout le contenu scientifique qui existe aujourd'hui sur la lecture ? Les années à venir le diront. L'exemple de la Floride, devenue championne du monde en matière de lecture, montre que c'est possible. A condition d'en finir avec l'idée tellement française qu'enseigner est un art et pas une science.

 

Maryline Baumard

 

 

 

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Published by Le vent qui souffle - dans école
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