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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 20:37

J'avais l'intuition que son art consistait à recoller des morceaux, à boucher des trous, à combler des vides. Elle donnait une forme à ce qui n'en avait pas, elle bâtissait du sens en montant des robes, elle épinglait des gestes, des attitudes supposées... Elle plaçait toutes les pièces de son puzzle sur la table de la cuisine, taillait des angles, les accentuait ou les adoucissait, dégageait des perspectives, cadrait et recadrait, ajustait les éclairages comme pour une mise en scène, tandis que je la regardais avec admiration et l'espoir de contempler bientôt ses collections secrètes... Je devinais sa faim - la mienne - et sa quête, l'oméga de l'impossible... Elle ourlait le bord des précipices, elle faufilait des extrêmes, moi, je me faufilais entre ses mains pour échapper à la maladresse des miennes...

 

Le dernier mot d'elle, éditions La Chambre d'échos.

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Published by Le vent qui souffle - dans extraits Chambre d'échos
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commentaires

lizagrèce 05/06/2012 22:26


Très joli texte ! De la haute couture !


http://maisondeliza.over-blog.fr

Le vent qui souffle 06/06/2012 11:02



Merci à vous!