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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 00:26

L'Autre de moi-même n'était pas forcément triste. Je m'en apercevais quand je riais toute seule. Mon Autre avait la patience et la douceur, la colère et la violence des clowns. Je m'adressais à lui en attendant un sort meilleur. Entre les planches disjointes des palissades, nous regardions ensemble le monde extérieur. Il apparaissait strié, rayé. Les passants qui marchaient librement dans la rue ne voyaient pas ce treillage qui les fragmentait à leur insu. Notre point de vue permettait de deviner le spectre de la vie, son armature secrète, ses lignes de partage. Je voyais sans le voir, en même temps, un corps en mouvement barré par une lame de bois. Les barreaux se fondaient l'un en l'autre au rythme des marcheurs. Les façades des immeubles, bien ancrées dans le sol, montraient une continuité en tranches, qu'il était possible de suivre de fente en fente. Je poursuivais ainsi mes souvenirs, qui fuyaient en séries d'images découpées. Les mains devant les yeux pour mieux me concentrer, je tâchais de les fixer à travers les fentes de mes doigts écartés.

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Published by Le vent qui souffle - dans vies parallèles ou coeurs de cibles
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