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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Ballet d'oiseaux

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     Rose des vents/Prendre le large/

15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 00:04

Détournant enfin les yeux du flot de véhicules, de ces hommes et de ces femmes qui paraissaient accrochés avec détermination à leur volant, elle avait repris sa marche vers les longs parallélépipèdes de béton perpendiculaires à la tranche de champs abandonnés sur laquelle elle se trouvait, de telle sorte qu'elle apercevait face à elle les murs aveugles formés par le petit côté des barres ainsi que l'enfilade des fenêtres situées sur la longueur des immeubles les plus proches, qui coupaient de leur masse la perspective fuyante des bâtiments plus éloignés. Sur le flanc opposé, une large avenue qui traversait toute la cité était bordée par une autre série de barres plus petites plantées sur une pelouse pelée. Ici ou là, sépas par une distance trop raisonnable, quelques arbrisseaux appuyés sur leur tuteur signalaient que la nature avait encore quelques droits sur son ancien domaine. Elle dérapait parfois sur des mottes de terre boueuses ou des touffes d'herbe grasse que la pluie avait rendues glissantes. La cité se rapprochait d'elle au rythme lent de ses pas. C'était un lieu de vie apparemment très différent du quartier ouvrier où elle avait grandi, mais les gens étaient à peu près les mêmes et logeaient d'une certaine façon dans le même genre de casiers fabriqués pour eux à l'identique. Une rue ouvrière, c'était de chaque côté un mur de briques fait d'un seul tenant, le plus long possible, derrière lequel on avait construit un autre mur semblable, puis on avait cloisonné et obtenu des maisons avec chacune leur entrée et sans rien au-dessus, ce qui rendait ces cases anciennes plus conviviales que les nouvelles. Freiné par les blocs de béton, le vent qui s'était levé reprenait de la force en s'engouffrant avec fureur dans les voies qui les desservaient. Ses tourbillons imprévisibles faisaient dériver la trajectoire des gouttes de pluie qu'ils entrnaient avec violence dans les courants d'air froid. Aussi avançait-elle tête baissée, les yeux rivés sur l'asphalte noir du trottoir qui reflétait encore une maigre lumière projetée par des lampadaires démesurement effilés, inutiles et ridicules géants d'acier qui luttaient mal contre le jour grisâtre. Elle arrivait au centre commercial...  

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Published by Le vent qui souffle - dans l'avenir improbable
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