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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 00:06

par Stéphane Bonnéry

 

Les gouvernants utilisent les réformes de l’école pour préparer celle des collectivités locales, tandis que cette dernière contribue au démantèlement du service public d’éducation. Ces recrutements de proximité, effectués sous statut précaire, sont un pas de plus vers la fin des fonctionnaires d’État et mettent la pression sur les collectivités locales pour financer ces personnels. C’est la logique des établissements publics d’enseignement du premier degré (Epep), actuellement expérimentés par le ministère. Ce sont des regroupements administratifs de plusieurs écoles sur un territoire, dirigés par un conseil d’administration composé à 50 % de représentants des collectivités, à 20% de personnalités locales (dont des représentants d’entreprises privées) et de seulement 30 % d’enseignants. Avec ces Epep, le gouvernement tente de créer une structure de gestion qui soit l’interface entre financements nationaux, locaux et privés. Il accélère ainsi son désengagement budgétaire au détriment des villes ou communautés de communes dans les zones rurales.

  • Quelles peuvent en être les conséquences  ?

Très clairement, de voir les inégalités entre écoles s’accroître en fonction de la richesse des différents territoires, mais aussi en fonction des financements privés désormais possibles.

  • Vous évoquiez aussi le rôle joué par le socle commun de connaissances dans cette réorganisation. Quel est-il  ?

Avec lui le gouvernement peut se flatter d’assurer un minimum vital dans les zones pauvres tout en évitant de chercher la meilleure manière d’enseigner une même qualité de programmes à tous et partout. Le socle commun fait sauter le verrou égalitaire des programmes et les embauches locales font sauter le verrou égalitaire des missions assignées aux fonctionnaires d’État.

  • Quelle vision de l’école se cache derrière ces réformes  ?

C’est de mettre l’école au service du patronat et de la stratégie de Lisbonne : conduire 50 % d’une génération à un sous bac + 3 fourre-tout. Au lieu de permettre une vraie poursuite d’études, le gouvernement ferme les portes après la licence et affadit le contenu pour limiter l’esprit critique. Car le patronat veut plus de travailleurs davantage formés pour exploiter l’intelligence. Pour réaliser cette « productivité éducative » à moindre coût, le gouvernement construit un lycée qui n’accueillera plus autant de jeunes mais où la déperdition devra être minimale, pour mener un maximum d’élèves vers un premier cycle universitaire formant à de simples compétences générales dont ont besoin les employeurs. Ce couple « lycée-licence » impose, en amont, que le couple « élémentaire-collège », segmenté en écoles à plusieurs niveaux, serve de gare de triage pour déterminer les élèves qui ont le plus de probabilité d’aller au bout du bac + 3. Les autres seront éliminés. Tous les outils d’égalité – carte scolaire, statut des fonctionnaires… – sont autant d’obstacles à détruire pour faire de l’espace politique et scolaire un espace de concurrence. Quant à l’ambition de donner le goût des études à tous les élèves, elle est littéralement abandonnée…

 

Entretien réalisé par Laurent Mouloud

 

Lire l'intégralité ici: link

 

 

 

 

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Published by Le vent qui souffle - dans école
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