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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

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          la lettre i

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     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 23:01

Elle aimait me montrer ses broderies qui étaient comme des causeries. Les fils de toutes les couleurs entrelaçaient ses souvenirs. Les motifs se répétaient d'une broderie à l'autre. Elle découpait des formes géométriques dans un drap blanc. Elle traçait quelques lignes sur la toile effilochée. Entre l'horizon et la terre, elle plaçait un souvenir qui lui en rappelait d'autres. Je quittais ma forteresse de briques pour entrer dans le cercle de son tambour à broder. Les rêves, comme les souvenirs, s'y développaient sans limites. Des pans entiers de couleurs s'accrochaient au gré de son humeur. La trouée du ciel se faisait large, une épaisseur de verdure lui faisait face. Il ferait froid et sec, un vrai temps de glace. Le soleil ferait rutiler nos vêtements folkloriques. Les rennes rongeraient leur frein devant le traîneau arrêté au bord du lac gelé. Nos corps dessineraient des cercles et des ellipses qui n'en finiraient pas de se croiser. Ce serait à la fois toujours pareil et différent. Nous ne serions jamais lassées de nos lacets qui recouvriraient toute la piste. Souvent, nous en ferions le tour complet pour embrasser le paysage. Les sapins s'inclineraient, des bouquets de neige glisseraient de leurs branches...

 

Couleur sienne, éditions La Chambre d'échos.

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Published by Le vent qui souffle - dans extraits Chambre d'échos
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