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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Ballet d'oiseaux

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Impossible livre

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     Rose des vents/Prendre le large/

30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 16:30

Le trajet entre l'école et la maison avait cette ambiguïté des mots qui jetaient plus souvent la confusion dans mon esprit qu'ils ne l'éclaircissaient. Mes allers et venues ressemblaient aux va-et-vient incessants entre le bruit qu'ils font et l'interprétation qu'on en donne. Sur le chemin que j'empruntais à travers un champ en friche, je faisais à chaque passage l'expérience troublante du lien qui sépare. Parvenue à l'une des extrémités de mon parcours bi-quotidien, j'entendais l'écho affaibli du rythme de la vie que j'avais laissée au point opposé comme un vêtement à une patère. Je connaissais les plis du vêtement, son étoffe, sa coupe et sa doublure, je pouvais imaginer sur cette base toutes sortes de poses et de mouvements qu'il aurait habillés comme un gant... La réalité m'échappait pourtant, et je restais partagée, divisée entre plusieurs possibles et la multitude de leurs variantes, dont chacun de mes pas matérialisait les points de rupture en franchissant des intervalles d'espace et de temps dont la somme finissait toujours par me séparer de ou me relier à (cela dépendait d'un nombre incalculable de facteurs aussi différents que le rire et les larmes!) mes deux principaux lieux de vie d'alors... Ma présence à l'école ou à la maison signifiait nécessairement absence à l'une ou à l'autre. Comment un mot pouvait-il être lui-même et son contraire?...

 

Editions La Chambre d'échos.

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Published by Le vent qui souffle - dans extraits Chambre d'échos
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