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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

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          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 00:04

 

       Les hauts murs délimitaient un carré dans le ciel. D'autres enfants criaient, jouaient. Minima choisissait le plus souvent de s'asseoir sur le seuil d'une porte fermée. Ses yeux naviguaient sur le carré de ciel. Les nuages formaient une île. De là-haut, que l'espoir était grand! Tous ses rêves, véhiculés par les nuages, devenaient accessibles.

 

       Des merles noirs picoraient sur le sol. Ils s'ébrouaient dans l'herbe mouillée. Ils avaient faim, soif, besoin de se laver comme elle. Ils sifflaient mieux qu'elle mais ne se moquaient pas. Elle les enviait de pouvoir voler.

 

       Les moineaux se montraient familiers, elle leur donnait des miettes de pain. Elle essayait de les toucher, de les saisir délicatement entre les paumes de ses mains. Frtt, ils s'échappaient. Elle avait eu le temps de sentir contre ses doigts en contact avec une petite boule tiède les battements rapides du coeur.

 

       Le ciel était parfois traversé par un oiseau plus grand, plus libre. Elle reconnaissait le cri de la mouette rieuse, son corps blanc et sa coiffe noire, son vol en piqué dans le sillage des bateaux. La mer était-elle proche? Elle se sentait aimantée... Encore plus haut que les nuages, des sortes de craies blanches traçaient des lignes qui se croisaient dans l'azur du ciel. A leur extrémité, des pointes de métal scintillaient au soleil. Elles avançaient résolument vers un horizon qu'elle ne pouvait pas voir. Bien après le passage de ces stylos-fuselages, leurs traînées de fumée blanche se pommelaient, s'effilochaient, laissaient planer longtemps la présence des avions qui dessinaient dans le ciel. Son avenir était peut-être tracé ainsi, dans une direction qu'elle distinguerait bientôt... § Récit

 

 

Cousu de fil blanc 

L'avenir de Minima.

 

 

 

 

 

 

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Published by Le vent qui souffle - dans Gavroche des mers
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