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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Ballet d'oiseaux

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     Rose des vents/Prendre le large/

19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 23:04

La petite balle en caoutchouc de mon Jokari rebondissait magnifiquement sur le sol lisse de la chaussée en étirant un mince mais solide élastique rond acheté dans une droguerie moderne aux très larges vitrines, qui sentait à l’intérieur toutes sortes d’odeurs étrangement exaltantes. Je tapais dans la balle avec une raquette de bois plein assez petite mais épaisse qu’il valait mieux ne pas recevoir en pleine figure, ce qui pouvait arriver quand je jouais en double avec mon frère (rarement) ou des voisin(e)s. A la fin des années 1950, à cet endroit de la ville, la circulation automobile était inexistante. Seuls le camion qui livrait la bière et la camionnette du laitier pouvaient interrompre nos jeux. L’été, quand j’entendais le klaxon très particulier de la voiturette du marchand de glaces, je rentrais chez moi pour vérifier si le non de ma mère était toujours aussi ferme (c’était « trop cher ») et pour m’éloigner visuellement de la tentation et des regrets que je ne réussissais pas à supprimer complètement de ma tête.

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Published by Le vent qui souffle - dans jokari
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commentaires

Dominique Hasselmann 20/04/2013 14:01


Le jokari : comme si vous aviez retrouvé ce jeu pour tous ceux qui l'ont connu (existe-t-il encore ?) et suivaient les tracés aléatoires - comme l'écriture elle-même, parfois - de la balle
accrochée cherchant quand même sa liberté.

brigitte Celerier 20/04/2013 00:21


moi la balle me faisait que des misères... jamais ce que je voulais


J'aime la sagesse légèrement pimentée d'espoir de l'éloignement de la tentation, sous prétexte de tenter d'obtenir autorisation

Le vent qui souffle 20/04/2013 11:07



Merci!