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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 00:04

Je me suis promenée dans la ville. Bonheur. Bonheur de la découvrir changée, bonheur de la reconnaître, embellie. Mon regard évite celui des passants, s’attarde sur les façades, les nouveaux aménagements, les jeux de la lumière, encore hivernale. Je contourne une forme affalée sur le sol. Je le sais. Il y avait déjà des clochards autrefois. Des associations s’en occupent. Aujourd’hui, je redécouvre ma ville. Une femme, jeune, m’accoste. Je suis en train de manger un pain chaud. Elle a faim, me dit que j’ai l’air bonne. Je sors de ma poche gauche un euro, le pain garni de jambon et de fromage que je tiens de la main droite m’en a coûté trois. Elle me demande un ticket-restaurant. Les passants autour de nous sont sans doute pour la plupart des employés qui prennent l’air à l’heure du déjeuner. Je cherche au fond de ma poche un billet que je réussis à extraire : dix euros. La jeune femme est rayonnante. Je m’éloigne et me retourne, je la vois qui agite le billet pour le montrer de loin à la forme que j’avais contournée tout à l’heure, de l’autre côté de la rue piétonne. La forme s’est redressée et me sourit. Je hoche la tête, je lui rends son sourire et, sans réfléchir, le cœur content, je traverse à nouveau la rue en sens inverse, sors quelques pièces que je laisse tomber dans le gobelet posé à côté d’elle. Elle ne m’a rien demandé. Je m’éloigne vite alors que je pourrais parler à cette femme, plus âgée que l’autre mais, vraisemblablement, moins que moi. Nouer un début de lien pour tisser avec elle l’ouvrage toujours à recommencer de l’humanité. Je continue pourtant mon chemin car, aujourd’hui, je suis de retour, et j’ai rendez-vous avec ma, notre ville...

 

 



 

 

 

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Published by Le vent qui souffle - dans chronique
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