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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 23:32

"Oui, très chère, ma mère est une grande couturière et mon père est un artiste, ma grand-mère s'appelle la comtesse de Ségur et malheureusement, elle me garde souvent. Et vous?..."

Le mannequin avait l'immobilité de la mort et l'apparence de la vie. Son regard bleu me traversait vers un point qui se situait à peu près dans l'angle que formait le comptoir avec la bibliothèque d'albums que feuilletait ma mère...

Je devisais tranquillement avec ma compagne immobile tout en m'interrogeant sur le sens de son élan figé, talon gauche collé au sol, pied droit sur la pointe, stop, on attend un quart de soupir, on en profite pour respirer et "à mon signal (double accord plaqué sur le piano)"... ça, c'était dans la grande salle du patronage où la prêtresse habillée de noir et de blanc nous obligeait à répéter des danses pour le jour de la kermesse. A l'intention de ma compagne immobile, il n'y avait pas de signal après le quart de soupir. Elle en profitait sûrement pour respirer éternellement...

 

Le dernier mot d'elle, éditions La Chambre d'échos.

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Published by Le vent qui souffle - dans extraits Chambre d'échos
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