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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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Autoportrait

         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

       Motifs

     Leitmotiv/    

         Ombres

     Point de rencontre /Aboli bibelot /Portrait/  

         Images

     Images découpées/La dernière image de lui/ Autoportrait /  

          la lettre i

     Démolition/DESPERADO/Eperdument/  

           immense

     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

            improvisations

     Nécessité fait loi?/ Chevauchée fantastique/  

             invisibles frontières  

     Moi et/ou moi/Acrostiche/Du trajet au destin (tragédie?)/Elle ourlait le bord des précipices.../Incertains rivages/L'usine/Couloirs du temps/  

          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 23:04

     Je ne joue plus au Jokari. Du moins, en vrai. Car dans ma tête, je n’ai jamais cessé. Ce jeu est propice à la méditation. Il apprend à rebondir dans la vie, à suivre le fil de ses idées, à calculer les trajectoires. Il a une force imaginante qui propulse dans l’univers des comètes et du ciel étoilé. La dynamique des rêves qu’il inspire projette les pensées vers l’horizon rendu possible d’un paradis imaginé-imaginaire. Les non-souvenirs deviennent des souvenirs. Ainsi, les rires dont je ne me souviens pas se déversent en cascades sur les collines de mon enfance resituée, restituée, dans une histoire heureuse. Notre famille pique-nique sur les rives verdoyantes d’une vie réinventée. Nous sommes identiques, mais dans nos yeux affleurent les reflets d’une source qui s’est ouverte à l’intérieur de nous-mêmes. Aux scènes antérieures embrumées par le souci se superposent les moments heureux d’une vie dont la trajectoire n’a pas été entravée. L’impulsion donnée au départ n’a été que légèrement modifiée. La pression des doigts sur la raquette, l’orientation du poignet, la volonté du Joueur initial ont orienté la balle de notre destin au-delà de toute espérance. Mes non-souvenirs deviennent de vrais souvenirs. Mon père et ma mère s’amusaient avec moi, ils avaient le temps, ils étaient détendus. Nous marchions ensemble sous le soleil tamisé par la douceur du vent entre les arbres qui bruissaient de murmures attendris. Nos pas faisaient crisser les premières feuilles caduques de la fin de l’été. Mon frère ramassait de petites hélices qu’il faisait tournoyer dans l’air. J’étais attentive aux sensations que je ressentais. Le chant modulé des oiseaux inscrivait ses notes légères dans mon paysage mental. Je n’étais pas tombée dans le cours d’eau qui longeait la grande allée de tilleuls. La fraîcheur de l’eau épousait celle de l’ombre. La barque de mes rêves glissait sur les rives. Je me laissais étonner, l’inquiétude pointait. Tout ce bonheur était-il possible ? La réponse était évidente, puisque nous étions en train de le vivre...

 

LE JOKARI

 

 


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Published by Le vent qui souffle - dans jokari
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