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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 23:04

     Les Vases communicants sont des échanges croisés de textes et d’images entre sites ou blogs, qui ont lieu chaque premier vendredi du mois. Imaginés par François Bon (Tiers Livre) et Jérôme Denis(Scriptopolis), ils sont animés et coordonnés par Brigitte Célerier.

 

    J'ai le plaisir d'accueillir aujourd'hui sur mon blog Christine Simon, @anthropiatweete sur Twitter, qui m'a gentiment invitée à échanger avec elle. Nous avons choisi de nous laisser guider par les mots seuil/passage/porte en nous inspirant chacune d'une photo proposée par l'autre.Vous pouvez lire ci-dessous son "Torii photographique" et,sur son blog Le point imaginaire, mon texte intitulé  "A l'interface"

 

 

vous voilà. vous marchez. vous avancez sur l’avenue. balayage panoramique : kakémonos marchands stands crêpes glaces bannières rouges et jaunes foule tour de plus de vingt étages immeuble contemporain végétation. la ville comme ailleurs.

 

peut-être juste cette foule. des plans successifs en stratification horizontale. une structure sociale en mouvement qui bouge respectant de manière dynamique des espaces orthonormés. en clans. des clans d’un seul ou de plus d’un se meuvent en quadrille. par petits groupes. ceux du centre qui vous tournent le dos créant une zone de vide devant vous. un passage centrifuge qui vous aspire. de chaque côté à l’extérieur d’autres se rapprochent de vous qui forment les bords d’un zonage humain. la fabrique d’une forme au sol. si on redressait à la verticale la figure de la foule elle ferait un portail sans doute de deux linteaux verticaux les hashira et de deux linteaux horizontaux le nuki inférieur le kasagi supérieur elle dessinerait un torii la foule.

 

Ce qu’esquisse la foule. et au-dessus un torii de métal. avant d’arriver à la Tokyo University of Science. un torii en acier. une entrée qui ouvre au franchissement. de la rue à la science. le sacré vers le profane. et la rouille qui l’érode au passage du soleil et du vent.

 

vous ne marchez plus. vous n’avancez plus. vous n’approchez plus. vous vous arrêtez. lumière zénithale. à quatorze heures cinquante le quatre avril deux-mille-quatorze vous avez suspendu le temps. l’horodateur n’affiche pas quelle seconde.

 

une tête s’est levée. une femme. elle est curieuse. elle vous envisage. le savez-vous qu’elle vous envisage. elle le fait comme on le fait ici. no eye contact. vous êtes une étrangère. regard droit impossible. microcoupures. un clignement des yeux. incisions dans la vision pour la vision incisive.

 

et vous derrière votre viseur. peut-être ça qui la gêne. le contact ajourné par vous. la coupure. peut-être ça qui lève sa tête.

 

et vous dans l’objectif. le sentiment intime du moment. quand vous envahit avant le déclenchement de l’obturateur le son voilé des klaxons le staccato des voix le bruit des talons qui frappent les dalles et cette pointe de yuzu qui chatouille votre nez.

 

l’ultime instant pour le pull vert dans le cadre. le pas de le saisir.

 

dans cette seconde où n’est pas encore prise la photo.

 

29 photo11

 

Texte : Christine Simon

Photo : Françoise Gérard/jgg

 

Torii http://fr.wikipedia.org/wiki/Torii

 

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Published by Le vent qui souffle - dans vases communicants
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