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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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         Qui étais-je vraiment? /

Ballet d'oiseaux

          au bord de la mer  

Impossible livre

      Mots

    déploiement géométrique, sonore, temporel

Les mots/"Sons" dessus dessous?/Où (hou!hou!) sont les sons?/Sur les ondes/Tout se jouait entre deux mots qui se fuyaient/Ecrits déchirés/Les mots me manquent/Mots à profusion/Fond et forme/L'art de combiner les sons/Passerelles de mots/Sous le couvert des mots /Ma voix résonne dans le désert!/C (Qu) antique/Mots creusés-creusets /Mots interdits /Mots /                       

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     Un océan à traverser/Plans sur la comète, rêverie géante.../  

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          itinéraires

     Rose des vents/Prendre le large/

10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 23:04

Le problème était de s’insérer dans la bonne séquence. Quand je contrôlais la suite de mes gestes, je devenais la plus forte. Ah ! Pourquoi m’étais-je installée sur cette pierre plate glissante, au ras de l’eau ? Piège mortel disposé dans un coin de paradis sur la rive verdoyante d’un cours d’eau par un bel après-midi d’été. J’étais venue là pour y faire voguer mes bateaux de papier. J’avais utilisé toutes les feuilles du journal de mon père. Qu’ils étaient beaux ! Pour qu’ils aillent loin, plus loin, je les avais poussés dans le courant à l’aide d’une baguette allongée au bout de mon bras tendu. La scène était paisible, l’eau calme reflétait le bonheur d’une enfant, à l’abri de la frondaison douce. J’avais donc découvert à mon corps défendant que non seulement les humains ne savent pas nager mais qu’ils s’agitent dans tous les sens au lieu de se laisser flotter. J’avais eu tout faux. Je n’étais pas douée pour l’existence. Je ne comprenais rien. Je ne comprenais pas le basculement de la lumière à l’obscurité, du bonheur le plus limpide à l’horreur absolue. Je me bouchais les oreilles et je fermais les yeux pour empêcher la cruauté du monde de parvenir à ma conscience.    Le Jokari  

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Published by Le vent qui souffle - dans jokari
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