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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 10:55

Non, je n’avais rien inventé. Le panneau Fermeture était apposé contre la devanture du ROYAUME DES JOUETS. Mon mentor reviendrait. En lui racontant mon histoire, j’avais construit un univers invisible que personne d’autre que moi ne pouvait supprimer. De l’ancienne maison de garde-barrière à la maison démolie, la roue de l’éternel retour avait tourné plusieurs fois dans le bon sens. J’avais appris la patience. Nos vies fissurées avaient une chance d’être comblées...

 

Le contact nous avait installés dans cette maison que j’avais trouvée si jolie et confortable, avec de l’eau et de l’électricité. J’allais souvent contempler dans la cour, abritée par des lilas, le passage incessant des trains, qui ne s’arrêtaient plus. Mon père m’avait emmenée déposer notre histoire dans un dossier de la Préfecture. Je me souvenais que des suites de sons inconnus s’évaporaient de la file d’attente...

 

La table vibrait et les objets posés sur elle cliquetaient à chaque passage de train. Je ne savais pas écrire mais un peu dessiner. Les lignes que je pré-voyais droites se transformaient en zigzags.

 

Les trains glissaient sur les rails en déplaçant l’air qui les gênait. Leur vitesse était si grande que je n’avais pas le temps de fixer mon regard sur la tête des voyageurs. La nuit, je voyais des traînées de lumière et des traces de couleurs. Nous n’étions pas sur la trajectoire des personnes qui ont le droit de monter dans les trains...

 

Ma mère avait posé sur un empilement de cageots embellis par une étoffe la photo d’une réunion de famille. Tout le monde souriait dans la même direction et se serrait les coudes pour tenir dans le cadre. Un matin, la police avait frappé à notre porte. Notre présence dans la maison abandonnée avait été dénoncée. Le temps de réunir nos affaires, nous avions été obligés de sortir...

 

Une fenêtre était restée ouverte à l’étage, je me souvenais que les volets battaient.

 

texte écrit pour l'appel à fiction de François Bon sur le site Tiers livre http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2933

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Published by Le vent qui souffle - dans vies parallèles ou coeurs de cibles
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